À propos de cet épisode
Pour le retour de Dérush Hour, Boostee nous reçoit chez lui. On remonte le fil : 13 ans et les premières rimes, un concert à 400 places organisé au lycée, 17 clips tournés ensemble, le passage en label, la radio, le retour en indé. Et surtout sa vision sans filtre du game, où la seule vraie différence se joue dans la tête.
---
▶️ L'épisode en vidéo : https://youtu.be/i5E7z1Cp9hE
🌐 Le site : https://derushhour.com
🎧 Toutes les plateformes : https://pod.link/1551399870
🔗 Liens : https://linktr.ee/Derushhour
---
📸 Boostee : https://www.instagram.com/boostee/
📸 Joris Favraud : https://www.instagram.com/jorisfavraud/
---
🎧 Épisode complet + transcript : https://www.derushhour.com/episodes/13-boostee-j-ai-jamais-eu-de-plan-b/
Merci pour votre écoute !
#DerushHour #Podcast #boostee
Transcription complète Cliquer pour déplier
Et salut à tous, on se retrouve aujourd'hui dans l'épisode 13 de Dérush Hour. On revient après une longue pause. Vous étiez extrêmement nombreux à me demander chaque jour « Mais quand c'est le prochain Dérush Hour? » J'ai eu de très bons retours sur les épisodes précédents. J'étais content de savoir qu'on l'écoutait en faisant la vaisselle, en passant l'aspirateur dans son véhicule de transport personnel. Aujourd'hui, je suis accompagné de boostee. Comment vas-tu? Ça va super. Ça me fait trop plaisir de te recevoir aujourd'hui. On va parler du coup, on résume un petit peu. Dérush Hour, c'est un podcast qui parle de l'audiovisuel, mais de la création aussi en général. Donc là, aujourd'hui, ça va être un peu plus musicos. Oui, c'est ce que je fais. Je fais de la musique. Voilà, tout à fait. Tu fais de la création. Oui. Donc, c'est super cool. On reçoit boostee aujourd'hui, épisode 13. Je t'ai entendu. On va pas trop bouger. C'est la chaise. Oui, ok. Moi aussi. Toi aussi, oui. Épisode 13, épisode 14, sans doute aussi avec boostee. Et derrière, on a pas mal d'invités aussi ces prochaines semaines. On a Olivier Pampnick, on a Arthur de Gorce, on a Jeremy the Quirky, on a Johan Lewis. On a énormément de monde qui vont arriver derrière. donc ça me fait plaisir que tu réamorces ces épisodes c'est un honneur je suis très content d'être là aujourd'hui je dispose d'un appareil photo de type argentique je vais te prendre en portrait je suis un artiste
vas-y tu fais une négociation des gars attention super il y a eu le flash j'ai complètement formé les yeux
je dispose aujourd'hui d'un Fujifilm Voilà, pour la petite histoire, un Cardia Mini Tiara, importé du Japon, de façon excessivement chère, 80 balles de tasse pour l'amener. 500 boules, cette mère! Tout ça pour faire une photo de boostee. Cher payé. J'ai envie de me remettre un peu l'argentique, donc j'ai récupéré ce genre de choses et je le bouge parce que ça me casse les couilles. Très belle initiative. Ne bouge pas! Dans ce podcast, j'invite souvent des amis, des gens que je connais, parce que je privilégie d'abord les profils de mon entourage que je trouve cool, qui sont dans la création, qui sont dans faire avancer les choses, plutôt que de viser que des personnes un peu suivies, ce que j'en vois pas mal de podcasts, et du coup, moi, je ne vise pas du tout les vues ou quoi. Mais ça me fait très plaisir si vous balancez un petit like ou un petit truc comme ça. Abonnez-vous. Mais non, parce que je sais que dans ce milieu-là, souvent, on appelle un peu les mêmes personnes parce qu'ils sont suivis. Tu sais, il y a aussi vachement ce jeu de j'amène ma commu, t'amènes ta commu, j'essaye de capter ta commu, etc. Et je trouve que des fois, ça biaise un peu le propos, même si c'est des gens souvent très intéressants. Mais j'ai envie aussi de donner la parole et qu'on discute avec des gars qui sont... Alors toi, je dis pas, toi t'es un peu suivi. Je sais pas, est-ce que je suis suivi? Je sais pas, c'est combien les stats? Insta, Youtube, là, on sent que... Écoute, je pense qu'on peut parler en milliers. On peut parler en dizaines de milliers? Centaines de milliers? Tout confondu, oui. Bah oui. Non mais t'as un peu suivi, c'est normal, t'as justement on va parler de ton passé, ça fait un petit moment Mais la première phrase tu me fais faire des trucs de boulard Alors du coup parce que toi en tant que millionnaire du coup qu'est-ce que c'est? T'es moi pas Non mais voilà, en tout cas c'est vrai qu'il y a plein de profils différents et le monde de la vidéo de la musique, de la création en général, c'est pas que les gars qu'on peut voir sur Youtube de façon très régulière et du coup bah voilà, on amorce avec boostee boostee, est-ce que tu peux te présenter très rapidement?
Comme je t'ai dit, boostee, millionnaire, des centaines de milliers d'applaudissements, de fans, on est à Dubaï. On est dans tes toilettes même à Dubaï. Exactement, c'est ça. Non, chanteur, je fais de la musique depuis pas mal de temps. Et du coup, ma grande activité, c'est la musique. Et ensuite, forcément, quand tu te mets dedans, ça développe aussi plein d'autres choses derrière. Donc la base, c'est la musique. Et ensuite, il y a deux, trois petites choses que j'ai sur le côté, donc comme une petite marque de vêtements, une petite émission radio, on développe des artistes, mais à la base, voilà, boostee, je fais de la musique, je suis chanteur, je fais de la pop, folk, rap, plein de styles différents.
Je pense que certains ont déjà dû t'entendre, parce que t'es passé aussi
pas mal en radio. M'entendre, ouais, parce que je parle très fort, trop nul. Mais oui, je suis passé en radio, un petit peu aussi à la télé, etc. Donc oui, Je pense qu'il y a 2-3 sons qui ont dû effleurer l'oreille de certains. C'est quoi ce bordel là? Depuis quand tu fais de la musique? Véritablement, depuis que j'ai 13 ans. J'ai découvert le son par mes parents, qui écoutait tout le temps du son, le grand classique des parents, mais c'est la base, ça commence comme ça. C'est clair. Avec leur style, à eux. Très folk, du coup. Et ensuite, j'ai découvert le rap. Et donc, de là, j'ai commencé à vouloir écrire mes petits textes. À 13 ans, tu écrivais? Non, je copiais beaucoup. J'avais des feuilles doubles avec un de mes meilleurs potes, Emre. Et du coup, on avait des feuilles doubles. On a réécrivé les paroles. On passait notre vie à copier les paroles.
Tu faisais un peu des... Tu faisais des... Merde, j'ai perdu le terme. Tu faisais des...
Des copiers-collés. Ouais, enfin, des... Tu faisais des reprises. Des reprises, ouais. Ouais, OK. Et en fait, moi, j'étais fan de The Game, qui était un rappeur. Emre était venir avec nos feuilles doubles. On avait écrit toutes les paroles, moi de The Game, lui de T.I. C'était à celui qui maîtrisait le mieux le couplet. Et Emre, il parlait très bien anglais. Depuis, il a fait des études de langue, etc. Et moi, pas du tout. Mais en tout cas, lui, il maîtrisait très bien l'anglais. Donc, c'était à celui qui maîtrisait le mieux le couplet. Ça, ça a duré longtemps. Ensuite, vers 15 ans... Alors, j'étais déjà au conservatoire avant, parce que j'ai fait 7 ans de saxophone et de solfège. T'as fait du saxophone? Ouais. Ok, t'as arrêté là? J'en ai fait 6 ans, avec Bruno Polo, qui était mon prof de musique J'allais te demander, tu viens d'où? Moi je viens de Molévrier, enfin je viens d'une ferme, d'un lieu dit, un peu loin de tout, mais j'ai grandi à Molévrier, qui est une petite ville de 3400 habitants. J'ai regardé hier, j'ai des amis, on parlait de ça. C'est vrai? On est à 3400 Molévrier je crois. Ah ouais d'accord, c'est même pas... Non c'est un village. C'est la rue là. Ouais, c'est ça, c'est un village. Parce que là on est à Paris là en ce moment.
Moi j'ai fait mon collège à Molévrier, et ensuite je suis allé à Cholet pour mon lycée. Cholet donc ville du 49 dans l'ouest de la France, vers N La terre promise.
Une vie que j'adore. Et donc du coup, Mollévrier, moi j'ai commencé à faire mon conservatoire à Mollévrier. Et quand Cholet a construit le conservatoire qu'on connaît maintenant, qui est un des plus beaux de France, du coup Mollévrier est venu se faire aspirer par Cholet. Moi je suis arrivé à Cholet du coup. Donc j'ai fait mon conservatoire, donc j'ai fait mon solfège, mon saxophone, etc. Et il y avait eu, et il y a toujours d'ailleurs, ce qu'ils avaient appelé les chemins du hip-hop. C'était une classe où ils proposaient c'était des groupes, c'était les musiques actuelles qui proposaient aux groupes de venir pour être managés, donc de faire de la présence scénique, de l'enregistrement ils avaient un super enregistrement incroyable au conservatoire, et donc moi j'avais été sélectionné pour pouvoir faire partie de ce truc là donc on apprenait à écrire on apprenait à découvrir des styles de musique, on apprenait à enregistrer on apprenait la présence scénique et on faisait aussi des fois des trucs qui étaient merveilleux où on se mélangeait avec des orchestres du conservatoire donc moi je devais rapper sur des orchestres etc, c'était magnifique c'était une expérience qui était incroyable
c'est à partir de là qu'en fait c'est un peu professionnalisé, enfin entre guillemets t'es allé, t'as mis un peu le pied à l'étrier on va dire ça a commencé à, tu partais de tes feuilles doubles là où tu faisais ton truc dans ton coin à te dire ok maintenant donnez moi plus de conseils et tout et c'est marrant parce que tu parles du conservatoire, on avait reçu Sam Canan qui a parlé aussi des musiques actuelles des conservatoires de Cholet
ça tue, je trouvais de l'idée, elle est monstrueuse et je me rappelle parce que je crois que c'était j'avais 16 ans parce que c'était quand j'étais en seconde et je me rappelle au début ne pas vouloir assumer que je voulais faire ça de ma vie ok intéressant pendant un an en fait carrément c'était tellement stylé parce qu'il créait des réunions avec des managers avec des tourneurs et donc on avait des sortes de petites conférences et du coup il nous donnait un 3 il nous donnait la parole en mode toi qu'est ce que tu veux faire est ce que c'est une passion est ce que tu veux faire ton taf et moi je me rappelle à chaque fois répondre n'importe quoi moi c'est tranquille je suis du son mais ça va dans ma tête j'avais tout mon programme, tout était très clair et net dans ma tête, c'était ça que je voulais faire mais je me rappelle pendant quelques mois, un an peut-être ne pas vouloir trop assumer ce truc-là en me disant, flemme de la vie des gens flemme de, je préfère prouver et le faire et quand ça arrivera si ça arrive un jour, ça arrivera mais ne pas trop m'avancer à dire aux gens je veux faire de la musique
surtout à cet âge-là où c'est un peu après c'est un peu le rêve aussi de plein de gamins je pense, et est-ce que c'était pas une question de légitimité? Est-ce que tu te sentais légitime à dire « je veux faire
du son, que ma vie ça soit... » J'ai jamais eu de problème dans ma vie par rapport à ça, par rapport à la légitimité. Moi j'estime que... J'ai jamais reproché ça non plus à quelqu'un. J'estime que si ça lui arrive, c'est que ça lui arrive et qu'on n'a pas tous les tenants et tous les aboutissants. Donc moi je sais le travail que j'ai fourni à l'époque quand je commençais. J'ai fait du saxophone, j'ai fait du solfège, j'étais déjà le pied là-dedans et j'aimais la musique. Moi j'ai jamais eu de problème de légitimité. C'était plus un truc de pas envie de d'un futur que personne ne maîtrise. Avant de la peau de l'ours, avant de l'avoir tué? Exactement. Je me disais, quand on me demande, je dis que j'adore la musique, c'est une vérité, mais je prévois pas d'en faire dans ma vie pour éviter de, moi, déjà me mettre trop de pression et de laisser la possibilité aux gens de rigoler ou de penser des choses alors qu'il suffit de prouver et de faire pour que les gens d'eux-mêmes disent « Tu devrais en faire ton métier, c'est génial ce que tu fais. »
Si jamais c'était génial ce que je faisais. En fait, tu voulais plus laisser le travail faire les choses. Parce que c'est vrai que des fois, après, t'as des C'est con, surtout quand t'es jeune, dans ces âges-là, t'es collège, lycée, etc. On est aussi pas mal dans le jument, tu vois. C'est une passion même. C'est débile, tu vois, en vrai. Moi, je sais que toutes ces périodes-là, c'est quand même compliqué, tu vois, pour les gamins, parce qu'en plus, ils ont l'impression d'être dans la vraie vie, tu vois. Tu sais, le collège, le lycée, t'es dans la vraie vie, alors que tu l'es pas tellement, en vrai.
Mais surtout qu'il y a un truc que moi, j'avais compris très tôt, c'est que souvent, les gens qui se moquent de toi ou qui se foutent un peu de ta gueule dans les trucs que peur de faire alors qu'ils ont envie de les faire aussi c'est-à-dire que c'est beaucoup plus facile de se moquer et de rire de quelqu'un qui tente quelque chose qui est un peu différent que de dire mec c'est ouf ce que tu fais parce que moi aussi j'adorerais le faire donc j'avais très vite compris que la plupart des gens qui se moquaient c'était les gens qui constataient juste que c'était pas eux qui le faisaient c'était quelqu'un d'autre et que c'est beaucoup plus facile de vanner en disant parce que moi j'avais organisé un concert du coup à Mollévrier où j'avais vendu mes tickets et c'était une passion pour les gens de se foutre de ma gueule mais ça me faisait tellement rien
T'as quel âge là à ce moment-là en... J'étais au lycée, ouais. En première? Première, ouais. Première, ouais. Ok, ouais. Et du coup, j'avais... C'est très, très dur de faire ça. Tu organises toi-même un concert?
Faut avoir des coronesses un peu, tu vois. Déjà, et puis j'avais... Six mois avant, je vendais mon EP sous le manteau dans la classe. Ok. J'avais demandé, je m'entendais bien avec le sous-directeur, donc je lui avais dit est-ce qu'il y a moyen que je vende mon EP dans la classe? Tu l'avais pressé et tout, en fait? Ouais, j'avais pressé. Ok, trop bien. C'était mon premier, m'a dit on fait pas du commerce dans un lycée mais si je le vois pas par définition je pourrais pas t'engueuler si je le vois pas mais par contre si je le vois je peux t'engueuler parce qu'on fait pas du commerce donc j'avais compris que c'était oui mais qu'il fallait que je sois discret donc du coup c'était rendez-vous dans ma classe et les gens venaient donner 5 euros et 6 mois après j'avais réalisé ce concert là où j'avais un ami il y avait 5 lycées je crois à Cholet j'avais un ami par lycée où je donnais des tickets et il revenait me voir avec l'argent et je lui en donnais plus donc au début c'était compliqué ça se vendait pas du tout et puis il y a eu un déclic, il y disques qui venaient, une bande de disques qui vient. Tu en as vendu combien, le ticket? J'en ai vendu 400. Tu as fait 400 places? J'ai fait 400 places. 400 places sur ton premier concert? J'étais même dans des bails de bénéfices, sauf qu'on est venu me prendre par le callback parce que la salle des fêtes, on a entendu parler, ça se vendait bien. Du coup, ils m'ont imposé une sécurité avec détecteurs, etc. Ils ont eu raison parce que ça a servi. Mais c'était magnifique, c'était incroyable. C'était mon premier concert qu'on organisait et effectivement, il y en avait beaucoup qui se moquaient de moi parce qu'ils me voyaient avec mon ticket en train de vendre mes trucs au début. Tout le monde s et en vrai je comprenais à quelle heure on va organiser un concert dans une salle des fêtes tu vois ce que je veux dire donc je comprenais mais je comprenais aussi que les mecs viennent demander leur place aussi 6 mois après quand ils voyaient que leur pote y allait quoi donc c'était drôle et c'est pour ça que je te dis que j'ai vite compris que certaines fois c'est plus facile de se moquer et il y a un proverbe amérindien qui dit c'est facile de se moquer de celui qui s'est noyé quand on a jamais traversé la rivière
c'est la base même de la jalousie j'ai envie de dire en fait
ça m'a jamais touché, j'ai jamais eu ce syndrome là d'illégitimité mais j'avoue pendant un an ne pas avoir trop assumé ce truc là de vouloir faire de la musique de ma vie
c'est clairement un truc qui peut amener du foutage de gueule au début c'est quand même compliqué surtout toutes ces périodes lycées etc pas trop aimé ces périodes là non plus c'est vrai tellement éclaté ah ouais non mais après tu sais je trouve qu'en fait au collège au lycée on est con quoi les gens sont cons carrément c'est la chambre et on est beaucoup dans le jugement en fait on est dans des trucs qui sont après là on déborde sur le thème c'est pas que la musique mais tu vois c'est aussi pour ça que t'as des mecs des fois aussi qui se font genre tu sais les bully les machins comme ça quand tu te fais harceler etc gratos t'es là tu fais mais en fait c'est ça il suffit que c'est tellement con quoi les gens sont
il suffit qu'ils soient moi je sav bien dans mes pompes et c'est pas donné à tout le monde d'être bien dans ses pompes surtout à cet âge là donc moi c'est ce qui m'a permis de pouvoir un peu m'afficher à tester des trucs parce que j'en avais absolument rien à faire de ce que pensaient les gens de moi donc ça m'a permis de faire des choses par contre je comprends que même des gens qui des fois ne tentaient même pas des choses ressentent une pression ou un truc de en plus m'amuser à faire de l'art alors que la insulte est tellement facile de base sans que tu fasses rien mais je pense que ça empêchait beaucoup de gens de faire chose, la cruauté des lycéens et des collégiens empêche les gens d'être vraiment ce qu'ils sont, parce que déjà de base c'est l'âge où tu te cherches, où tu n'es pas forcément bien dans tes pompes si en plus tu t'amuses à créer des trucs, à faire des choses que tu donnes le glaive pour te faire planter si t'as pas l'armure ça n'y va pas. Valait mieux jouer au foot quoi. Ouais, c'est ça, c'est ça
c'est le truc que tout le monde fait. Quand j'étais gamin, tu vois, j'ai jamais trop fait de sport comme ça où tout le monde joue au foot, genre à récréer les mecs, ils allaient tout jouer au foot, ils jouaient au foot en club moi je savais peu la merde là-dessus. Tout le monde jouait et toi, t'es un peu à l'écart, tu vois. Et c'est vrai que ce genre de truc-là, parce que si t'es pas dans une activité un peu pas famous, mais tu vois, genre le truc un peu commun à tout le monde, bah c'est un peu compliqué. C'est marrant.
Moi, je pense que j'étais dans la lune ou j'étais ailleurs, mais j'ai jamais rien ressenti. C'est-à-dire que j'ai jamais ressenti de supériorité et j'ai jamais ressenti d'infériorité. Je pense que j'étais dans ma bulle, j'avais mes 4-5 potes avec qui j'étais où je restais dans la classe, j'avais mon projet, et je ressentais pas du tout... Et par contre, j'entends complètement qu'il y a certaines personnes qui ressentent ce truc-là en mode c'est chiant, c'est une période de merde, parce qu'on se fout de ta gueule, parce que t'es vite mis dans des cases que t'as pas forcément envie d'être, sauf qu'on te laisse même pas le choix. Parce que c'est... Tu peux pas prouver grand-chose à cet âge-là, si tu veux.
En fait, t'es dans une classe de 30 personnes, par exemple, et effectivement, si t'as un peu mal fait les choses ou quoi, tu peux vite te faire afficher. C'était pas forcément mon cas, mais je vois un peu certaines personnes. Et en fait, il suffit que t'aies un groupe de 4-5 petits cons, tu commences à venir te casser les couilles et te harceler pour ça, pour ci, pour ça. Et en fait, t'es là, tu te dis, mais attends, tranquille, c'est pas la vraie vie, en fait. Tu sors du contexte, tu reprends ces mecs-là maintenant, aujourd'hui, etc. Tu vois, en fait, la vie n'est pas une classe de 30 personnes, tu vois. Et tu peux rien prouver. Alors qu'en fait, après, tu sors de là, tu fais, tiens, regarde, moi, je fais ça. Moi, je fais ça, toi, tu fais ça, etc.
Et t'auras toujours... C'est ce qu'on dit, c'est... Faut bien rapp cons qui peuvent t'harceler dans ton lycée de 300 personnes, c'est pas ça la vie et c'est dur, pour certaines personnes quand ils vivent ça, c'est dur de se le rappeler, que la vie c'est pas ces 20 personnes
c'est ton quotidien quoi, alors qu'en fait après une fois que tu sors des études et tout tu vas naturellement te diriger vers des gens qui travaillent dans le même truc que toi, qui ont les mêmes passions tu vas venir avec des gens toxiques tu vas éviter un peu tous ces aspects là, mais du coup je trouve que c'est trop bien ce que t'as fait parce que c'est quand même couillu d'organiser son propre concert parce que tu fais quelque chose qui est inhabituel, qui est pas évident à faire et en plus tu te mets en avant donc il y a peut-être aussi un côté où on peut dire regarde le mec à Boulard il fait de la musique, moi je sais pas en faire en plus donc je peux facilement me foutre de sa gueule regarde le, l'autre, c'est assez compliqué donc t'as fait ce premier concert, premier EP, c'était quoi la suite?
J'ai fait un deuxième EP qui s'appelait Rêves de gamins qu'on a fait ensemble c'était un peu la deuxième étape en fait c'est ça qui est cool c'est que quand tu fais des choses peux constater des évolutions. C'est-à-dire que By Myself, il n'y avait aucun clip. C'était un truc que j'avais fait avec un pote à moi qui s'appelait Ewol. À l'époque, c'était son blaze. Et le deuxième, c'était Rêve de Gamin, où l'étape en plus, c'était déjà que c'était un enregistrement qui était plus qualitatif parce que j'avais eu accès à un studio à Cholet où je travaillais correctement. Et accès aussi au premier clip avec toi, du concert rencontré.
J'avais 18 ans, je crois. C'était quoi l'année?
Franchement, je ne pourrais même pas te dire.
Putain, attends. 2013? Il y a moyen. On peut pas regarder vite fait sur Youtube. Oui parce qu'en fait il faut savoir qu'on a pas mal bossé ensemble Mehdi m'a envoyé un... Son père m'a envoyé un email un jour du coup parce que moi je bossais dans l'audiovisuel dans le coin. J'étais sur Cholet aussi, on vient de la même ville. Et du coup je suis dessus là, Teaserfly il y a 8 ans c'était en quelle année? Elle va se faire striker la vidéo! 2013? Attends, il y a 8 ans. Pourquoi ils mettent pas... 2013? Putain... 2013. 2013, il m'envoie un truc, on se rencontre dans un café. Oui. Et du coup, je crois que c'était mon premier clip aussi, en fait. Je m'avais pas dit ça. Attends, je sais plus. Non, j'avais fait des trucs avec des potes. J'avais fait des trucs avec des potes. Mais en gros, ouais, on s'est lancé Fly ensemble, c'était trop cool, avec les moyens du bord chez toi dans un champ classique quand vous commencez on a toujours en fait, parce qu'on a fait pas mal de clips ensemble, après tu vas quand même nous raconter les autres morceaux et tout, mais c'est vrai qu'on a fait pas mal de clips ensemble et notre truc c'était toujours d'essayer d'amener le max de valeur ajoutée avec le moins de pognon entre guillemets parce que forcément on avait rien et je me souviens on a fait des trucs avec, on mettait quand même un peu de sous dans des cams qui pouvaient faire du ralenti, des trucs comme ça juste au moins avoir un petit truc basique mais par exemple je me souviens on était avec un tuyau d'arrosage dehors pour que la pluie tombe dessus avec juste une light et avec pas grand chose t'arrives à faire des trucs qui sont cools et ça c'est un vrai conseil c'est des fois arrêter de alors on faisait pas forcément des clips à histoire mais on essayait de faire plutôt des clips esthétiques esthétiques et tout et moi je juge aucun des clips je suis pas toujours fan des clips à histoire des fois il y a des trucs où c'est esthétique tu passes juste un bon moment et tout faut arrêter de se branler dans certains trucs. Mais en tout cas, je vois des jeunes, des fois, qui commencent, j'ai pas telle caméra, j'ai pas tel matos, j'ai pas ça, j'ai pas 10 000 balles, etc. Alors qu'en fait, on peut faire des trucs trop cools, tu vois, justement, quand t'as moins de choses, tu te prends plus la tête à essayer de trouver... C'est ça, en fait, c'est les idées aussi qui sont...
C'est l'originalité et la volonté de faire qui prônent plus et qui, parfois, prennent les devants. C'est-à-dire que, bon, toi, déjà, t'avais ton talent, qui fait que on avait déjà une bonne base, mais pour ceux qui commencent, il suffit déjà d'avoir une bonne idée et dans ton manque d'expérience, il faut en faire une force, par exemple, si tu sais qu'il n'y a pas de stabilisateur ou ça coûte trop cher ou quoi que ce soit, faisant une force en trouvant une histoire qui fasse que du coup la caméra s'y abouge, c'est parce qu'il y a une raison, enfin, il y a toujours moyen d'avoir des idées originales où tes faiblesses deviennent une force et où du coup ça devient quelque chose d'intéressant pour la vidéo et donc nous c'est ce qu'on faisait quand on savait qu'on avait je dis n'importe quoi, mais quand on savait qu'on n' toi, tu sois un peu plus haut que moi. On avait toujours moyen d'aller au bout de nos idées avec le budget qu'on avait, les lieux qui étaient mis à nos dispositions, pour pouvoir avoir un truc où parfois on nous disait même « Mais il y a combien là? Vous avez mis 10K? » Si seulement tu savais. Parce que du coup, on était dans la galère. Mais par contre, ça implique plus de temps de travail, ça implique de l'implication, ça implique énormément des fois des trajets qui sont interminables, des galères pour dormir parce qu'on n'a pas forcément de budget pour rester. Il y a des choses sur lesquelles aussi, il faut faire des efforts pour 3 minutes de vidéos. Des concessions pour 3 minutes de vidéos, où les gens régalant en disant pas mal, c'est à dire pas mal ça fait quand même deux mois qu'on est sur le truc mais bon ça fait aussi partie du jeu, c'est que parfois quand il n'y a pas le budget, qu'on n'a pas les équipes etc quand on commence, il faut savoir se donner corps et âme dans le truc et y aller sans se poser trop de questions et sans se donner d'excuses non plus
Après c'est un côté cool tu vois, je trouve que il y a peut-être des fois plus de saveurs dans ce genre de choses là tu vois dans des trucs trop édulcorés et ouais je me souviens on essayait de trouver des endroits qui étaient cool et tout franchement bon souvenir On en a fait pas mal, mec. Tu sais qu'on en a fait?
Ça fait un an qu'on n'en a pas reparlé, mais la dernière fois qu'on en a reparlé, j'étais à côté de la plaque, j'avais sorti un chiffre et c'était beaucoup plus. Je crois que je t'avais dit 6-7 et vous m'avez dit pas du tout. Je crois qu'on est à 12.
En gros, on a fait Fly, All Bad, Can't Hold Us, Rêve de Gamin, Keeps That Way. On avait fait la fête de la musique du Té aussi. Cholet. C'était incroyable. On the Road, Stay With Me. Le bilan. Ah oui, les bilans! All done qui était cool mec The Hey Hey Song avec Diamant Dans le vide on a fait 3 studies avec boostee ensemble Feeling Free Mad les coulisses le Mad Tour l'acoustique de Fantasme Pleine Lune l'acoustique de Pleine Lune la release party live ça c'était cool que t'aies fait ça c'était un mec grave la release party c'était incroyable la quota s'attacher et là ça fait combien? et attends on a pas fait un attends si on a fait s'attacher en un acoustique en acoustique aussi je le rajoute version version instagram s'attacher putain c'est ouf et ça c'était bah attends je te le compte désolé si ça vous fait chier les mecs écoutez ça non je regarde flight all bad rêve de gamin keep that way on the road stay with me le bilan hold on the ice song dixièmement dans le vide douze Mattour Pleine Lune On est à 15 là? Pleine Lune Lakota 17 17 On a fait 17 clips ensemble T'en as fait beaucoup aussi avec Yohan Lewis Qui va arriver Dans un des Dérush Hour J'adore Yohan Lewis Trop cool En fait nous notre stratégie Je me souviens que quand t'étais venu me voir avec Rêve de Gamin Il y avait vraiment ce côté où il y avait ce délire de se professionnaliser aussi, même si t'étais personne, parce que c'est pareil, les clips et les trucs comme ça, il faut arrêter de penser qu'on va faire le buzz direct. Si l'artiste, il passe pas en radio et tout, tu vas pas taper 100 millions de vues derrière parce que t'as le meilleur clip du monde. Comment faire les trucs de façon carrée et aussi comment être? Et ça, tu l'avais bien compris, c'était, il valait mieux sortir en fait de façon régulière des choses, des contenus, même à l'époque. Il valait mieux sortir régulièrement des contenus que d'attendre genre, peut-être, tu vois, de faire un année. Et c'est pour ça que tout à l'heure, tu as dit la réflexion où les mecs disaient des fois « Putain, il a trop de thunes, machin, etc. » Parce qu'en fait, il y avait tellement de produits qui étaient cools qui faisaient qu'en fait, on avait vraiment l'impression que tu étais dans le game, tu vois, mais que tu te donnais vraiment les moyens, et encore une fois, c'est ça, c'est passer à l'action, faire. Et puis après, une fois qu'on a fait 3-4 clips, t'es déjà plus à l'aise, tu vois Fly, tu te dis « Ah ouais, putain, c'était vraiment le début. »
Tu évolues aussi en faisant des choses. Mais après, il y a une histoire aussi, un peu, il y a mais je sais juste que moi j'ai eu une chance énorme de te rencontrer de rencontrer Nino Vella ah putain je me souviens Nino ah oui même histoire ses premières ses premières productions en tant que beatmaker c'était pour moi c'est à dire que les moments où toi tu commençais à faire des clips Nino commençait alors on parle de Nino Vella qui est un le plus haut gradé du conservatoire qui maintenant a son groupe qui marche la folie mais quand on bossait beaucoup tous les trois Nino commençait aussi à être beatmaker ils n'étaient pas belles aussi ils n'étaient pas belles Il était pas vraiment beat making, il était pianiste Ouais t'as raison Il faisait pas du beat making comme il a fait pour moi Et il y avait toi aussi qui te lançais Dans le clip véritablement Et moi qui me lançais aussi, c'est à dire qu'on avait créé Une sorte de D'énergie, enfin un truc qui fait que On avait nos trois cercles de compétences C'était affilié Pour créer un truc qui marche et qui Roulait tout seul, et c'est pas donné à tout le monde Ca veut dire que moi je me permettrais jamais de dire A des artistes, regarde j'ai réussi à faire ça, t'as pas d'excuses même s'il n'y a pas d'excuses moi j'ai été, par la chance, ça a été facilité parce que j'avais à ma disposition toi et Nino même si je devais bosser etc je devais bosser pour payer ou quoi que ce soit ça c'était partie des choses du coup il n'y a pas d'excuses si tu veux quelque chose, il n'y a aucune excuse il faut le faire mais les rencontres, moi j'ai eu de la chance j'ai eu toi et Nino après tu vois t'es passé
ouais mais en fait je sais pas si c'est de la chance tu vois des fois c'est en fait t'as toute une histoire ou un parcours et tout qui part de pas grand chose tu vois là typiquement en vrai tu m'as envoyé un mail à un moment donné j'aurais pu ne pas répondre ça se trouve si j'avais été plus éloigné et plus évolué dans mon parcours je t'aurais peut-être même pas répondu et du coup peut-être que t'aurais rencontré Jean Nino mais vachement plus tard et même moi mon histoire elle aurait changé la tienne aussi tout ça en fait t'as mis ta pierre en fait dans le truc tu m'as contacté et après boum Mais par contre, ce qui est intéressant, c'est ce que t'as dit, et ça c'est pas mal aussi pour des débutants, c'est en fait, trouver des fois des gens qui sont à peu près dans le même parcours que vous. Parce que t'as des fois, et j'ai zéro problème avec ça, et des fois il faut aussi oser dans l'autre sens, mais il y a des fois, il y a des gens qui essayent de capter vraiment des mecs qui sont vachement plus loin, et qui n'ont pas forcément le temps, qui ne sont pas forcément à ton niveau. C'est aussi ton expérience, ton parcours, qui seront vachement trop chers et que tu ne pourras pas avoir. Des fois, ça fonctionne. Mais de capter... En fait, il ne faut pas oublier que, par exemple, même les Spielbergs et tout, tu vois, ils ont commencé avec leur chef-op et ils sont montés, en fait, ensemble. En fait, le niveau est monté. Et aujourd'hui, tu vois, je ne pourrais pas... Enfin, il y a des gens que tu ne peux pas capter parce qu'ils sont trop loin par rapport à ton parcours actuel. Et à toi aussi d'essayer d'après de monter pour après au bout d'un moment capter des talents qui sont de plus haut niveau. Mais je trouve que c'est intéressant. Toi, tu commençais, je commençais, Nino commençait. Et du coup, en fait, il y a ce truc où tout le monde est un peu dans le début. Tout le monde évolue ensemble. Et ça, c'est très cool. N'hésitez pas à trouver des gens aussi dans votre entourage, à trouver des mecs qui sont dans des assos de cinéma, des gens qui sont un peu au même point que vous dans cette recherche d'avancer, de découvrir ensemble. Enfin, tu vois ce que je veux dire, en fait?
dans le domaine? 100%. Et c'est ça que je te disais, c'est que moi, je mets ça sur la chance, bien que ça n'était pas, dans le sens où il y a eu des rencontres, il y a eu du travail derrière, parce que nos univers correspondaient, mais effectivement, pousser les gens qui veulent créer à, encore une fois, à coupler leur cercle de compétences avec d'autres personnes qui ont d'autres choses à proposer, mais qui sont dans la même catégorie qu'eux. Et moi, je parle de cercle de compétences, j'avais vu ça d'un businessman qui avait fait une conférence où il expliquait que le vrai pouvoir de quelqu'un, c'est d'accepter que son cercle de compétence a des limites et que parfois, la réussite se trouve dans le fait d'essayer de trouver d'autres personnes qui ont d'autres compétences qui peuvent lui servir et que ses compétences peuvent les servir. Et c'est là que le succès commence à arriver aussi. C'est de savoir où commencer et où s'arrêter tes compétences et de savoir où est-ce que tu fais une passe, à qui tu fais une passe pour pouvoir affilier tes cercles de compétences et commencer à faire quelque chose de concret. Et nous, c'est ce qu'on a fait. On a affilé notre cercle de compétences qui était très distinct et très concret, qui nous ont permis de faire des choses, en réalité, à mes yeux, en tout cas merveilleuses, comme des clips sur des chansons originales, qui ont un vrai luxe, vu le niveau que j'avais moi à l'époque, j'étais au début, et je suis très reconnaissant d'avoir eu l'occasion de faire des clips sur des titres que j'ai pu créer avec Nino Vela, et sur des clips qui m'appartiennent sans prendre des images libres de droit, sans prendre un instru sur YouTube, pour moi c'est un vrai plus incroyable. full homemade. Le début, effectivement, le chemin était à mes yeux et pour moi, pavé d'or. C'est-à-dire que j'avais vraiment tout pour faire les choses correctement. Chose qu'on a fait, je n'ai pas loupé mon coup. C'est-à-dire qu'on a tracé, on a fait tout droit, on a fait, comme tu dis, je ne sais pas combien de trucs on a fait, mais en tout cas, on les a faits. Et ça m'a permis d'avoir une page YouTube, un beau matelas, avoir un truc bien concret, un univers, proposer quelque chose. Et ça m'a permis de pouvoir aller à la rencontre des gens avec du contenu de qualité. Et ça, c'est un vrai privilège.
Oui, parce que les artistes, j'en vois de temps en temps, qui n'osent pas forcément sortir des trucs. Et je pense qu'il faut vraiment, dès maintenant, sortir des choses. Tout ce que vous allez sortir, ça va vous servir. Ça va prendre des vues au fil du temps, créer votre filmographie, discographie. Je ne sais pas trop comment dire. Mais en fait, plus tu commences à créer directement, plus tu vas aussi évoluer. Tu vas voir que dans un an, ce que tu as fait un an avant, En fait, tu t'es vachement amélioré. Mais t'as besoin de poser des petites briques comme ça, plutôt que d'attendre la perfection qu'on n'atteint jamais. Vaut mieux balancer, mettre des petites briques et commencer à construire ton mur que de penser que tu vas arriver et poser ton mur entier, direct, comme ça, et que ça va être parfait.
Je pense que tu viens de mettre le doigt sur la grande maladie des artistes qui commence. C'est exactement ça. Je ne vais pas sortir ça, je sais que je peux mieux faire. Oui, excusez-moi, mais jusqu'au prof du contraire, c'est ce que tu viens de faire. Donc, sors-le, fais-le, c'est ce que t'as fait maintenant. C'est ce qui est toi à l'heure actuelle. Donc même si ce n'est pas ce que toi tu veux parce que tu n'es pas dans le budget, les studios, le truc, c'est ce que tu prétends faire maintenant. Donc sors-le, poste-le. Tu vas avoir des avis qui vont être hyper positifs. Toi, ça te permet, comme tu dis, de mettre une première brique. Et c'est étape par étape. Et plus tu vas faire, plus tu vas avancer. Plus tu vas pouvoir constater ton évolution et de réussir parfois te retourner en disant c'est cool, en un an, j'ai fait tant de trucs, j'ai fait ça, ça j'aime moins, ça j'avoue que maintenant je kiffe. Et en fait, ça permet aussi d'avancer et de rencontrer un public, de rencontrer les gens dans ta chambre, personne si ce n'est ta frustration. Moi, j'invite aussi beaucoup les artistes à poster des choses que même eux pensent ne pas être à la hauteur. Parce que ton seul avis, ton cerveau qui vient de le faire, n'est pas un avis suffisant à mes yeux. Et ce n'est pas une excuse.
Et du coup, je me souviens qu'en 2-3 ans, tu es arrivé en label, si je ne dis pas de conneries. Je ne sais plus exactement quelle année.
20 ans, donc 2016.
3 ans après, après avoir commencé. Et du coup, ça a aussi aidé toute cette que t'avais déjà pas mal de morceaux t'avais fait beaucoup de morceaux, il y avait aussi les boostee Monday, tu te souviens des boostee Monday? Oui, je me rappelle très bien. Les boostee Monday, moi en fait, vu que on sait bien comment c'est tu travailles sur un truc, sur un album, sur un EP, on a beaucoup parlé des boostee Monday Ah ouais? Trop cool! La première série m'en a beaucoup parlé. Mais c'est trop bien ça, encore une fois, les artistes des fois, tu vois, faut sortir du contenu, faut sortir, faut sortir, faut sortir du contenu. Je comprends que travailler sur un album, c'est long parce que tu veux bien faire les choses, etc. pourquoi ne pas faire des reprises qui font que le public va te découvrir sur un truc qu'il aime déjà et qu'il connaît et se dire tiens j'aime bien sa façon d'interpréter qu'est-ce qu'il fait? Tiens il a des trucs persos là toi en l'occurrence les boostee Monday c'était de se challenger à sortir tous les lundis un morceau qui était forcément pas un morceau qui allait être autant travaillé qu'un morceau dans un album et tout mais c'était de se faire kiffer en plus et de tenter des choses c'est à dire tiens balance des un truc et vas-y sors des trucs.
Il y en a une qui me colle à la peau dans les boussines qu'on me rabâche mes amis, ma famille. C'est 20 ans. Parce que dans 20 ans, il y a un passage dans 20 ans où je ne sais pas ce qui m'a pris. Je ne sais pas comment j'ai trouvé ça stylé. Mais à un moment, je dis je vais crier dans le magasin. Je crie dans le magasin, dans le magasin. Et le passage est atroce. Et à chaque fois, on me le repasse à mon anniversaire. Et en mode, il m'a dit ce son est horrible. Et du coup, c'est cool parce que Encore une fois, heureusement que je l'ai posté, ce truc-là. Même si le son, je ne l'aime pas, c'est trop cool parce que ça crée déjà un souvenir. Ça me rappelle aussi de qui j'étais à ce moment-là, de ce que j'aimais, de ce que... C'est une photographie d'un moment de ma vie et on ne peut pas regretter ces choses-là, c'est impossible. Donc moi, j'invite vraiment les gens à poster à fond. Et effectivement, les boostee Mondays, ça m'a permis de me challenger. Ça m'a permis de faire des sons régulièrement, de donner un rendez-vous aux gens et surtout d'évoluer, de commencer à écrire en français. c'est grâce à ça que vers la fin je commençais à écrire, même si je postais pas sur les boostee Monday, ça m'a permis de me dire « Ah putain j'ai plus d'inspiration en anglais parce qu'il faut savoir que je suis pas bilingue, donc j'ai vite fait le tour avec mes six mots. »
Et puis il faut savoir aussi qu'en France, faire uniquement des sons en anglais, c'est compliqué pour les radios. C'est pas que c'est compliqué, c'est que c'est carrément impossible en vrai.
C'est que c'est impossible. Parce que quand tu fais du son en anglais et que t'es français, ils s'en foutent que tu sois français. Tu prends un ticket, tu fais la queue dans ceux qui font du son en anglais. Donc il Y'en a, t'en as même 300 000 autres qui sont peut-être pas aussi connus que Y'en a, mais qui sont quand même très connus, qui font bien leur beurre sur Spotify et Deezer, et t'es loin derrière eux. Donc moi, j'invite plutôt les gens, en tout cas les Français. Après, si c'est leur art qui parle et qui veulent faire de l'anglais, rends bien leur face. Mais c'est juste, ils font face à une réalité qui est qu'il y a beaucoup, beaucoup de monde dans le côté anglophone, et que les quotas, du coup, t'as beau être français, tu rentres dans les quotas anglais, et c'est pas la même ambiance. D'ailleurs qu'en français, c'est super compliqué, parce qu'il y a quand immense. C'est à toi, je t'y sais. Et la queue est immense, pas pour que je le redis, mais du coup, il y a beaucoup de monde même en français, donc t'imagines bien qu'en anglais, il s'est tombé. Donc moi, je me suis mis à faire du français et mon premier son en français, c'était Rêve de gamin. C'était le premier titre en français que j'ai enregistré, que j'ai sorti et j'ai beau le réécouter même maintenant, le truc trop bien. Oh, moi, papa, c'est chaud. Le son est trop bien, mec. Le clip est merveilleux. Lui et Kibzatoué aussi.
mais honnêtement faut que tu le ressortes
mais putain mais tout le monde me dit ça c'est quoi le problème avec Kip D'Atoé putain c'est ouf vraiment? ouais de ouf j'ai encore regardé on m'en parle tout le temps en mode que mes proches me disent tout le temps ressort ce son en français
ressort fait quelque chose et encore il est très très bien mais franchement il y a un truc à faire mais en tout cas ouais c'est là où ça t'a permis et encore une fois ça c'est intéressant c'est de se dire tiens bah on va pas attendre On peut pas attendre que quelqu'un te donne la main, c'est à toi d'aller chercher les choses, c'est à toi de créer des trucs, et du coup, de se challenger avec les boostee Monday en parallèle de travailler un album, etc., ça va te donner encore plus de manière. Comme tu dis, ça te fait travailler le truc, etc., et après, dans le but de démarcher des labels ou autre, par rapport à ton parcours, c'était ça. Je me souviens que t'avais
commencé à démarcher des gens. Mais ce qui est ironique dans moi, mon petit bout de chemin que j'ai fait, c'est que pendant longtemps, quand je commençais, j'ai idolâtré les labels. C'était mon rêve. C'est le but de beaucoup d'artistes. Au début, Moi en tout cas c'était le mien, c'était mon rêve d'être considéré par un label. Et plus je faisais mon bonhomme de chemin, plus j'ai galéré, enfin galéré, comment j'ai osé dire ce mot alors que franchement ça a duré trois ans entre le moment où j'ai commencé. Mais plus j'ai fait mon petit bonhomme de chemin, plus j'étais frustré aussi des retours que les labels prétendaient me faire, plus je me suis concentré sur ce que j'aimais vraiment, la musique. donc je pensais que musique et le jour où ça a marché plus que prévu et que les labels passaient leur goût de bigot pour demander un rendez-vous j'en avais absolument rien à foutre parce que du coup je savais que c'était plus du tout ça la finalité que signant label c'est pas une fin en soi qu'au fond j'en ai rien à faire de ce que pense William directeur des ressources humaines dans un label toi ou même directeur artistique en vrai rien à faire parce que j'avais déjà fait mon bout de chemin où j'avais créé mon identification j'avais créé mon univers j'avais créé beaucoup de choses tout seul et je n'ai pas les labels je dis juste que moi ma vision des labels n'était plus tout la même c'était devenu un ok c'est juste des partenaires de business avec qui je vais travailler c'est pas des mecs qui vont faire pâter le champagne parce que j'ai signé et donc ça fait que à la signature de mon contrat en label quand je suis arrivé en label j'étais même pas là j'étais en concert parce que c'était pas du tout une priorité pour moi c'était juste des partenaires avec qui on a pris le temps de discuter pour être sûr que c'était les bons mais c'est tout c'est juste un tremplin en plus qui te permet d'avancer de monter encore, mais la fin du jeu elle est pas là c'est même le début du truc, donc les gens qui considèrent que c'est la finalité et que signer un label c'est une victoire, c'en est une parce que c'est des partenaires de travail, c'est comme si tu trouvais je sais pas moi un partenaire ou un associé pour un business c'est exactement pareil, mais dans la musique on a ce truc un peu fantomatique ce truc un petit peu je pense surtout quand on débute dans l'idée générale de dire que le label c'est une finalité de ouf et que c'est magnifique
après ce qui est intéressant c'est que ça parle un petit peu aussi du principe que finalement en fait au début c'est ton rêve tu vois mais vu que tu as mis toutes les pierres et tout etc et que tu commences à comprendre comment ça fonctionnait que tu avances etc dans le chemin bah au bout d'un moment t'es plus du tout là où t'en étais au début t'es plus du tout avec les mêmes objectifs t'es plus du tout avec la même vision et en fait effectivement bah là où c'était un énorme truc à l'époque pour toi de dire putain je vais signer en label j'aimerais trop faire ça un jour t'arrives au moment où tu signes vraiment bah en fait c'est juste que bah maintenant tes objectifs ils ont changé et ta vision a changé aussi et que t'arrives sur t'arrives sur quelque chose qui te fait plaisir mais qui est pas non plus là où t'en étais
6 ans avant c'est une bonne nouvelle mais c'est pas un rêve et en fait faut pas oublier c'est pas ramener ça à la réalité pure et dure mais c'est quand même une réalité c'est qu'un label c'est une entreprise et si elle s'intéresse à toi c'est parce qu'elle s'intéresse à faire de l'argent elle est pas en train d'écouter le soir en son dormant le directeur du label bien sûr il y a tout le côté c'est cool parce qu'il y a des personnes c'est des gens qui ont travaillé avec des grosses personnes il y a du passé dans certains labels c'est trop cool en vrai c même si ça reste un business, ça reste artistique. Mais il ne faut surtout pas oublier que ces gens-là, ils font du chiffre, ils font de l'argent, et qu'à la fin, ils ont le même comptable qu'un comptable qui gérait une entreprise. Et c'est de l'argent, c'est des chiffres. Donc, si ça intéresse à toi, ça intéresse à l'argent que tu peux leur ramener, et à l'argent que tu peux faire. Donc, moi, il était hors de question qu'il y ait cette position de gamin qui rêve et de label business. Je me suis vite dit « on va vite se mettre à... » Et je n'ai pas demandé au label de se mettre en gamin de 8 ans, je vais demander à moi de mettre en businessman. C'est très bien, c'est des associés, enfin c'est des associés, c'est des partenaires avec qui je vais travailler, ils vont m'apporter quelque chose, par définition, je vais leur apporter quelque chose aussi, ça ne faut pas l'oublier, donc je n'ai à remercier personne, je n'ai à ne pas remercier à personne, c'est un contrat, c'est un deal, c'est de l'argent qui rentre en jeu, allons-y, mais il n'y a pas de... Je l'ai fait, c'est merveilleux. Moi, je me rappelle parfaitement de l'avoir rêvé et quand c'est arrivé... Exactement, je n'ai pas gagné au loto. C'est juste un contrat que j'ai mérité parce que je les intéresse Et moi, je voulais absolument avoir la même mentalité qu'eux. Si vous avez de l'argent à vous faire, dans ce cas-là, j'ai de l'argent à me faire aussi. Et parlons business. Tu vois ce que je veux dire? Et ça, c'était important de se mettre sur la même... Le curseur. Oui, bien sûr. Ça, c'est super important. Entre l'artistique, qui est extrêmement important, parce que quand même, ceux qui bossent en label, c'est des passionnés de musique aussi, mais ne perdent pas le nord et savent aussi qu'il y a de l'argent en jeu. Donc, dans ce cas-là, il faut que je marche comme eux aussi. C'est pas non plus des sauveurs. Mais non, pas du tout.
Bien au contraire. Je suis chaud, d'ailleurs, pour qu'on en discute peut-être sur l'épisode prochain. Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, t'es indépendant. Oui. Et je suis chaud qu'on parle un petit peu de cette différence indé-label. Parce que du coup, tu vis les deux, t'as vécu les deux. Et du coup, on discutait. Et t'as eu pendant ce passage... Donc, on discutera un peu des différences. Pendant ce passage en label, toi, t'es passé en radio. C'est aussi un truc qui... Comment tu vis ce premier passage radio, d'ailleurs? C'était sans label. Je passais en radio. Ah, c'était sans label.
sans que j'ai de la belle c'était je travaillais avec un attaché de presse donc un attaché de presse c'est quelqu'un que tu payes ou avec qui tu deal ou quelqu'un qui croit en toi et qui va te dire je sens bien ce que tu fais moi j'ai des contacts dans la radio donc je vais faire en sorte de te parler de toi en radio et donc du coup j'avais Cocteau qui était mon attaché de presse à l'époque qui m'a permis de faire le pont entre ma musique et les radios et donc là j'avais 19 ans je crois 20 ans j'avais Philolone et ça a pris du temps mais il y a cru et du coup je suis rentré en radio j'avais rien, pas de label, rien je suis arrivé un peu de nulle part et je me suis retrouvé vite à être 8 fois par jour sur les radios nationaux c'est énorme ça non? je m'en rends pas trop compte c'est énormissime parce qu'on est monté après à 12 fois jour et je me suis retrouvé vite après au bout de 6 mois avec Philolone, Popcorn et Let Me Love les 3 qui passaient à 8 fois jour sur 4 radios nationaux et je sortais de nulle part c'est à dire qu'il n'y avait même pas où je sortais d'un télé-crochet ou un artiste qui m'a ou un artiste qui m'a pris sous son aile ou quoi que ce soit ou un clip qui a péché sur YouTube il y avait rien les radios ont dit ah ouais carrément vas-y donne ça s'est passé comme ça donc il y a eu un truc trop bizarre où voilà ils ont décidé que mais peut-être elle est passée en radio donc 1, 2, 3, 4, 5, 6 je sais pas combien
est-ce que la vision des gens elle évolue parce que je me souviens d'un truc je me souviens que tu vois nous on a le avant Philo c'est ça avant Philo il y a eu Dans le Vide est-ce que tu te sou truc où même Philoloon était sorti, tu vois, les mecs dit ouais ok cool machin. Le moment où tu as commencé à passer, c'était sur quelle radio? Fun Radio. Je me souviens que le moment où tu commences à passer sur Fun Radio, le produit est le même. C'est-à-dire que le produit est le même, c'est-à-dire que c'est juste maintenant il passe en radio. Tout de suite "putain mais ouais j'y croyais trop en ce mec, c'était ouf mais ouais c'est mon gars sûr, ouais mais putain c'est un mec j'en étais sûr" alors que tout le monde s'en battait limite les couilles à l'époque tu te rappelles c'était quand même un peu dur et c'est marrant comme quoi ce truc cette preuve sociale entre guillemets qui fait que t'as un son le son passe en radio et tout de suite là c'est une validation un peu des gens qui disent ah en fait c'est trop bien etc alors que le produit est le même tu vois ce que je veux dire tu vois ce truc
c'est l'influence des gros médias ou des grosses stars c'est à dire que j'ai l'impression que quand une radio passe un titre que personne n'écoutait avant ou que les gens connaissaient et puis qu' c'est parce que du coup ils font confiance à la vision des gros médias plus qu'à leur instinct eux-mêmes c'est à dire que par exemple moi demain je vais te dire mais ses lunettes elles sont claquées mec et tu me dis putain c'est où parce que c'est Justin Bieber qui les a produites et c'est lui qui les a sorties et donc là je suis en mode ok vas-y fais voir je vais les tester parce que du coup j'ai confiance plus en mon instinct et en ce que je pense vraiment j'ai moins confiance en ça qu'en un mec que j'aime, que je soutiens, que j'adore que j'idolâtre parce que du coup j'aime pour sa vision à lui, je lui fais confiance pour sa vision à lui et en fait la radio c'est un peu ce truc là, il y a ce truc de il nous propose une autre vision la vision de, regardez nous comment nous on croit en ce truc là donc on la diffuse ah ouais mais si l'on diffuse c'est que c'est peut-être pas de la merde donc du coup on a plus confiance dans la vision d'un gros médias ou d'une grosse star que notre propre vision à nous notre propre sens critique au final, donc du coup moi j'ai jamais été étonné des suiveurs et des gens qui changent de décision, et je l'en veux même pas parce que je comprends, moi ça m'est déjà arrivé de changer d'avis parce qu'on m'a dit, c'est marrant parce que lui il a dit que c'était trop lourd, ah! Ah bah ça a dit que c'était trop lourd, peut-être que c'est trop lourd C'est marrant comme l'humain On est des suiveurs, on est tous les suiveurs de quelqu'un, on a tous notre inspiration même des immenses stars des Denzel Washington, des acteurs qu'on idolâtre, même eux ont idolâtré une autre personne, ils ont plus fait confiance en ce sens critique d'un autre être humain que le leur, et pourtant on a l'impression que c'est les mecs qui ont créé la définition du charisme, mais on a tous besoin de suivre quelqu'un, on a tous besoin de se reposer sur la vie de quelqu'un d'autre. Et la radio joue un peu ce rôle-là dans faire aimer des choses. Les grosses radionatios. C'était le mec qui était à 700 vues le lundi, le mercredi, grâce à Fun Radio, grâce à Energy, ou grâce à qui que ce soit, le truc va être à 700 000 vues. Parce que les gens ont confiance au sens critique des grosses radionatios qui passent les sons, et s'ils le passent, c'est que c'est pas de la merde s'ils le passent. Et dans un sens, c'est vrai, peut-être qu'ils ont une vision, qu'ils ont des visions, et ils ont fait leur preuve, eux, dans ce qu'ils diffusaient, parce que ça permet à des gens d'aimer des qui connaissaient et ils font confiance au sens critique d'une radio ou d'une star et c'est ce qui fait d'ailleurs que certaines marques de luxe vendent si bien leurs produits alors que c'est bien de la merde c'est parce que les gens ont confiance et quand tu vois Lidl
ouais c'est ça et puis parce que aussi des fois ils ont créé une image de marque, ils ont créé tout un environnement qui fait qu'il y ait une histoire qui fait qu'en fait t'achètes un produit avec tout ça
j'y crois mais parfois ça tient pas debout je suis désolé tu parles de Balenciaga? je parle de Balenciaga mais qu'à 100% en plus mais c'est plein d'autres marques En fait, je m'en fous parce que moi, je suis pas là-dedans, j'y connais rien. Et ça se trouve, ils vont me tacler, enfin, me tacler moi, mais je veux dire, ils peuvent tacler les gens qui pensent ça en mode voilà le storytelling et voilà l'histoire, mais que t'as rien à dire, parce que c'est trop carré. Mais c'est juste que parfois, l'art peut se réduire à rien avec une explication monstrueuse. Donc c'est compliqué de juger l'art. C'est même pas jugeable. Mais parfois, on se dit, quand tu reviens un peu à la source, tu te dis on va pas se mentir quand même, c'est pas ouf, quoi. Tu vois, et tu vois Lidl qui va faire une marque de chaussures ou qui va sortir qui vont s'exciter sur le dos. Et t'as ce mouvement d'êtres humains qui dirigent des tonnes de personnes qui n'ont pas de sens critique et qui n'ont pas du... qui ne font pas appel à leur propre jugement, qui vont se ruer. Et c'est comme ça que ça marche la mode. Il y a le côté de la masse, quoi, en fait. Oui, mais c'est pour ça qu'on dit que la mode, par une évolution, ça se démode, et par une évolution, ça se remode. Parce que c'est comme ça que ça marche, et c'est les gens qui décident à quelle heure ça va revenir, à quelle heure ça va repartir. Les pas de def, plus de pas de def, on revient, etc. Mais tout, tu vois une star qui... Demain, tu vois une star qui remet un pat-def avec un crop-top, mais
un fashion week.
J'en sais rien, je ne dis pas que c'est comme ça que ça marche, mais j'ai l'impression que la musique, c'est pareil. Demain, sur TikTok, tu vois trois stars qui utilisent un son pour faire la vague du ventre
sur TikTok. En tout cas, c'est clair que tu as raison. Il y a aussi une question de timing. Il y a des fois, en fait, tu as sorti un son, c'est trop tôt pour le public. Il va marcher peut-être deux ans après. Il va exploser deux ans après. Mais ce n'était pas du tout
le cas deux ans avant. Mais Smile, c'était ça. Smile, c'était un boostee Monday. à la base que j'avais fait dans un Blue Team Monday et pour l'album Blue Sky je l'ai repris et je l'ai refait enfin je l'ai refait même air même parole même dos et on l'a remis au goût du jour et on est arrivé au million de vues en deux semaines on était en radio avec Smile on était sur Spotify il y a deux millions et donc du coup c'était en mode c'est cool c'est juste que j'avais pas encore rencontré j'avais pas eu l'occasion avant de rencontrer mon public et de rencontrer les gens qui pouvaient adhérer à ce style de musique donc il y a aussi ça, c'est que les radios parfois peuvent t'amener à te présenter à ton public parce qu'ils ont une telle force de frappe que du coup, comme on disait, par exemple quand t'es au collège, c'est pas ces 20 personnes-là la vie bah moi quand je sors un son, c'est pas les 500 dislikes, la vie c'est peut-être les 200 000 d'autres qui ont pas encore eu l'occasion d'écouter ton son mais qu'en fait en raffolent et la radio te permet de rencontrer ce public-là
je suis clairement d'accord, il y a des fois en fait finalement on fait des trucs bien, c'est juste que personne ne le sait ouais exactement en fait il y a des fois où les mecs putain ça marche pas avec ça mais c'est juste qu'en fait on sait pas que tu fais ça c'est comment arriver à montrer aux plus de gens ton art, tes créations
ce qui est merveilleux maintenant c'est l'outil qu'on a et que tu utilises merveilleusement bien d'ailleurs c'est Instagram et Reels non mais c'est vrai parce que ça du coup à force de faire à un moment donné tu peux faire 30 Reels à 30 vues et tu sais pas pourquoi un matin tu vas avoir un Reels à 50k puis un autre à 200 ben là t'as 300k moi Insta là j'ai un peu je lâche mon gars c'est quoi ça
parce que au bout d'un moment aussi quand même il y a des trucs qui font que c'est ça le problème tu vois c'est là que en fait c'est là où c'est chaud c'est qu'au bout d'un moment aussi en tant que créateur et on en parlera avec d'autres invités mais c'est vrai qu'en tant que créateur quand tu te fais chier à faire des contenus qui sont t'as l'impression que c'est Kali etc mais qui sont pas mis en avant par Insta et Insta va peut-être mettre plus facilement en avant un truc la dernière fois qu'est-ce que j'ai vu? j'ai vu un gars qui filmait une soirée qui était éclatée mec c'était un Reels c'était genre je sais pas des mecs qui dansaient vite fait mais nul la lumière nulle le lieu était pas ouf un million de vues mais il y avait rien il n'y avait pas de storytelling il n'y avait que dalle un million de vues et là tu fais
putain et là tu fais ok dans tous les domaines tu peux avoir une entreprise qui va dire non on propose ça de qualité de ouf c'est du 100% truc pourquoi cette entreprise là? c'est comme ça des moments ça dépend de tout ça moi je projet, ça allait à portée de tout le monde. La seule différence entre ceux qui arrivent et ceux qui échouent, c'est très simple, ça s'appelle la mentale. C'est-à-dire que, pour moi, la sélection naturelle, elle se fait exactement là. C'est ceux qui ont la mentale et ceux qui l'ont pas. Donc il y en a qui vont rester 2 ans, 3 ans, 4 ans, 5 ans et qui vont dire, allez, ça m'a saoulé, c'est bon, c'est de la merde. Et il y en a qui vont rester 10 ans, 15 ans, 20 ans, parce qu'ils ont la putain de mentale et ils savent que ce qu'ils proposent, c'est impeccable et ils vont pas lâcher le dos tant qu'ils ont pas ce qui doit leur Et pour moi, c'est là que la sélection naturelle se fait. C'est exactement sur la mentale. Ça veut dire que c'est soit à un moment donné, tu as une mentale de leader, tu as une mentale qui te permet d'amener ton projet à bien. Et j'ai tout mon temps. Moi, j'ai toute ma vie. Donc, je vais te dire, je vais attendre. Je sais juste qu'il faut que je taffe et que je ne lâcherai pas le dos. Ça va marcher. C'est sûr et certain, mathématiquement parlant. Ça va marcher. Il faut juste ne pas lâcher le dos. Et pour moi, la sélection naturelle se fait là sur les gens qui lâchent des entreprises au bout de 4-5 ans. Ça se pète la gueule Et là ça va péter parce qu'ils auront attendu, ils auront travaillé, ils auront fait le nécessaire pour que ça pète. Et pour moi la section électorale elle se fait exactement ici sur la mentale.
Ouais la mentalité c'est un marathon en fait.
Complètement c'est un marathon. On est clairement sur un marathon. Ça serait si les choses les plus belles de la vie ce serait les plus simples. Mais non mais... Au contraire. C'est compliqué, t'as les inégalités comme tu dis, tu vois des trucs où... Tu vois tu vas te prendre la tête à choper des spots magnifiques avec une caméra qui coûte le prix de trois appartements.
Tu te souviens même à l'époque, je me souviens d'un truc, on avait sorti... les clips, on sortait des teasers et on se faisait des bêtes de petites affiches et tout à l'époque, c'était vraiment mignon, tu vois. On faisait des affiches trop taffées, etc. On publiait ça et à un moment, on a publié, genre, sur un tournage, on s'est pris en selfie mais dégueulasse, la mer est nulle, on avait des bêtes de cons et tout, quatre fois plus de likes sur la pauvre photo de merde. Tu vois, au bout d'un moment, en fait, c'est juste qu'il y a un truc où on peut rien contrôler. Ouais, c'est le jeu.
C'est le jeu, on peut pas contrôler, tu vois. Ils aiment le croustillant, ils aiment quelque chose un peu différent. Mais de ou veux toi et ce que veulent les gens. Essayer de trouver l'équilibre en donnant un peu ce que veulent les gens, en proposant. Genre ça, ok, maintenant j'aimerais bien vous parler un peu de ça. C'est enrobé, c'est proposé et c'est hyper compliqué parce que déjà la tendance change tout le temps. C'est des gens... Et moi, je suis dedans aussi. Il faut être au bon endroit, à bon moment. Exactement. Enfin, les bonnes étoiles. Exactement. Donc du coup, c'est très compliqué. Et du coup, la seule chose qui crée la différence entre un winner et un loser, c'est la mentale. Et pour moi, c'est exactement là que ça se passe. L'acharnement, le travail, la discipline toutes les qualités qu'on attend de quelqu'un
qui monte son projet c'est comme un sportif mais bien sûr et au bout d'un moment tu ne pourras jamais venir battre quelqu'un qui est en train de s'entraîner 8h par jour si toi tu restes assis devant Netflix il y a au bout d'un moment
à 600% et puis on les entend les histoires les plus gros les plus grands chefs-d'oeuvre les plus gros blockbusters les séries à succès les histoires sont toutes les mêmes les mecs qui n'ont pas lâché le dos et pourtant tu te dis on parle vraiment de cette série-là où le mec qui était censé acheter la série lui a dit j'en ai rien à foutre la série n j'ai pas l'autre mot à dire on parle d'une série qui est la plus vue au monde et en fait les histoires c'est normal ça commence comme ça et en fait c'est juste des mecs qui ont eu la mentale et qui ont cru en eux et qui ont pas lâché
parce que après des fois c'est facilité en fait il y a toujours derrière le succès il y a toujours du taf même si c'est facilité par un réseau parce que on est pas tous avec les mêmes cartes dans les mains c'est clair après par contre t'es responsable de ce que tu fais avec tes cartes donc il y a toujours ce côté là et je pense qu'au bout d'un moment aussi c'est une certaine responsabilité à prendre tu vois c'est à dire que quand toi t'arrives pas à avancer etc et ça des fois même dans le milieu je le vois tu vois des fois t'as des mecs et je trouve ça dommage je prône vraiment la bienveillance et tout mais quand t'arrives pas à avancer c'est pas toujours à cause de ton voisin tu vois c'est aussi responsabilisons nous tu vois dire tiens c'est jamais à cause de ton voisin je sais que dans le milieu des fois t'as des trucs à la con et avancer comme ça en se disant, ben voilà, là peut-être que si j'en suis pas à l'endroit où je voulais être maintenant, c'est peut-être parce que là j'ai pas mis les bonnes choses,
là j'ai pas tapé. — C'est prendre des leçons, des choses que t'as déjà faits pour mieux faire après. Mais ça c'est des discours qui sont beaux à dire, mais moi je me parlais de les dire parce que je le vis tous les jours, parce que du coup j'ai mon propre label, et c'est des réalités auxquelles tu fais face, parfois, où il faut prendre des décisions. Et ces décisions sont hyper importantes, parfois il y a des coups durs, mais les coups durs, ils sont valorisés par les coups forts qui font parfois du bien. Et du coup, la victoire, elle est tellement différente. Et il y a de quoi être fier, il y a de quoi être content, il y a de quoi remotiver. Et en fait, encore une fois, c'est une question de mental. C'est en mode, mais hors de question, je ne lâcherai pas le dos. Mais quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne, c'est non négociable. Et moi, depuis le début, je n'ai jamais eu de plan B. De ma vie entière, je n'ai jamais eu de plan B. Pourquoi un plan B? Je n'ai qu'un plan, moi. C'est celui-là et ça ne bougera jamais. c'est quoi ton plan? non c'est faire de la musique
pouvoir en vivre pouvoir proposer des choses et puis après en plus tu développes des trucs en parallèle et ça d'ailleurs on va en reparler ça c'est autre chose parce qu'au bout d'un moment les pneus de la Bentley ils vont pas se payer tout seuls acheter des CD, aller au concert parce qu'il y a un moment donné on a des frais on a des frais fixes mais les gens comprennent pas ils sont là dans leur petit putain c'est chill on va en parler ça dans l'épisode prochain le fait d'être indé les maisons de disques j'ai compris, le fait d'être blindé le fait d'être complètement ététude, comment on vit ça le fait d'être indé le fait d'être blindé en mode très au calme le fait d'être indé, les maisons de disques l'argent, tout ce qui est mis en place est-ce que très rapidement là avant qu'on se quitte tu peux nous parler vite fait de ton actu, t'en es où là? t'es sur un album
on a sorti le nouvel album Je n'ai Triste en mai dernier qui était mon troisième album studio première victoire parce que du coup album en Indé full Indé donc du coup grosse victoire on était super contents et là on prépare le nouvel album toujours en Indé on est en plein préparation on est en plein dedans on a sorti un single S'attacher S'attacher qui est sorti le clip est disponible Cliqué exactement réalisé par le J et tout s'est bien passé on est super contents pari des retours de ce que Taché nous a offert en visibilité et en retour aussi parce que je suis un peu chiant je fais beaucoup de je fais beaucoup de va-et-vient dans cette foutue industrie donc c'était cool de s'attacher de revenir de manière apaisée et apaisante donc voilà et on prépare l'album
ok ok trop cool
non c'est pas autre chose c'est pour ça je te marque des vêtements j'en ai triste et voilà on a une émission de radio qui fait parfaitement concurrence à Dérush Hour c'est vrai vous avez un podcast maintenant oui on a un petit podcast qui se passe très bien, c'est très sympa, on invite des artistes en développement c'était super cool on essaye de les mettre en avant réalisé par le J aussi on va discuter de tout ça dans le prochain épisode
c'était un plaisir Mehdi plaisir partagé n'hésitez pas à aller voir ses réseaux sociaux voir ce qu'il propose, voir ce qu'il fait foncez, foncez c'est trop bien, il se passe rien trop bizarre allez vous balader sur Spotify sur Youtube n'hésitez pas à vous abonner aussi sur Dérush Hour commentez likez partagez vous pouvez entendre ça aussi sur Spotify tu sais qu'on est sur Spotify t'es un podcast quoi excuse moi magnifique bravo génial t'as la mentale t'es un petit podcast quoi c'est cool alors là pour le coup mec j'ai zéro je dirais pas zéro ambition mais genre prétention j'ai zéro prétention là dessus je fais le truc c'est très bien j'adore Dérsuh Hour, qui écoutent ça c'est super cool tu vois genre on vise pas on vise rien rien du tout c'est en mode le bon talk ouais c'est ça dont certaines personnes tu vois auraient envie de profiter bah bah bien c'est magnifique c'est ce qu'on fait on se dit à l'épisode prochain allez ciao Sous-titrage ST' 501