Dérush Hour Le podcast
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EP 03
Sam Kanane

La Bouclette TV

00:42:44 · Durée 39 MB · Audio
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À propos de cet épisode

Mars 2020, les salles de concert ferment. Sam Kanane fait basculer La Bouclette TV vers le live streaming.

Conversation sur l'adaptation au Covid, le métier de média musical indépendant, et la mise en avant des artistes émergents.

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▶️ L'épisode en vidéo : https://youtu.be/tgpIYwCTXUM
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🎧 Épisode complet + transcript : https://www.derushhour.com/episodes/3-sam-kanane-la-bouclette-tv/

 

Merci pour votre écoute !

#DerushHour #Podcast #labouclettetv

Transcription complète Cliquer pour déplier
Joris

Et salut à tous, on se retrouve dans l'épisode 3 de Dérush Hour, Dérush Hour qui est le podcast audiovisuel et business français. Le plus grand. On va parler son avec Sam Kanane qui est mon invité aujourd'hui. Salut Sam, comment vas-tu?

Sam

Ça va, et toi Joris?

Joris

Ça va très bien. Sam qui va se présenter très rapidement. J'ai juste envie de dire que c'est un très bon ami, on se connaît depuis quoi?

Sam

Ah mec, ça fait longtemps qu'on se connaît. Ça fait depuis, du coup, si j'ai eu mon bac il y a 12 ans, ça fait 14 ans qu'on se connaît. et c'était le coup de vieux en direct

Joris

exactement ça fait du coup 14 ans en fait on a passé le lycée ensemble dans notre chère bourgade qui est Cholet City Hot Milk au lycée Europe on peut le citer c'est un lycée qu'on peut citer

Sam

aujourd'hui ce sera facteur de succès pour cette

Joris

vidéo je pense je pense que ce sera

Sam

facteur de succès exactement on s'est rencontré

Joris

au lycée on a passé le lycée ensemble et on s'est ensuite séparé après avoir fait les 400 coups

Sam

ensemble quand même. Bien sûr, bien entendu.

Joris

Donc, une fois qu'on a terminé le lycée, moi, je suis parti en école audiovisuelle à Rennes. Et Sam, toi, t'es parti sur Paris? Non, pas encore.

Sam

Moi, j'étais à la fac d'Angers pour faire du droit. C'était quelque chose de très intéressant. Je me voyais pas... En fait, j'avais déjà 25 heures de droit par semaine. Si tu devais travailler le soir, ça te faisait beaucoup de semaines de droit. C'était pas trop mon truc. Je suis parti faire d'autres choses. Je me suis retourné vers la musique un peu. Parce que j'en faisais depuis que j'étais tout petit. Je fais pas mal de trucs, je fais beaucoup de batteries aussi, dans des groupes.

Joris

Tu étais au conservatoire de Cholet aussi, non?

Sam

Exactement, le super conservatoire de Cholet.

Joris

Et du coup, ce qui est marrant, c'est qu'en fait, on s'est retrouvé ensuite et on travaille dans le même secteur, finalement. On s'est retrouvé sur Paris après, parce que tu as fait une école de son.

Sam

Exactement, cette école de son, j'ai décidé de la faire parce que j'ai fait pas mal de choses après le lycée. J'ai eu notamment un BTS communication, parce que c'était une filière qui m'intéressait. J'ai voulu me lancer là-dedans. Et finalement, je me suis retourné vers le son. D'ailleurs, sous les petites parenthèses sur les conseils de mon père, qui avait toujours voulu que je fasse du son. Et j'ai visité une école à Paris. Et je suis tombé amoureux des studios. Franchement, en dix minutes, je pense. Je suis arrivé, j'ai vu les studios. Ils m'ont fait, c'est des studios. Je fais, j'ai vu tous les boutons, tout ça. Je fais, je veux être là tout le temps, en fait. Je voudrais quand même re-mentionner ce super conservatoire de Cholet, qui avait quand même une branche musique actuelle. Et cette branche musique actuelle nous permettait d'avoir accès à de bonnes conditions de travail, notamment qui englobaient tout l'aspect des musiques actuelles. On avait un super studio de répétition. On pouvait enregistrer une démo dans un studio qui était quand même pas mal. C'était un studio qui était un petit peu aménagé pour des petits projets, mais qui était quand même pas mal. On était sous la direction de Laurent Pataillot. D'ailleurs, je lui fais un coucou s'il voit cette vidéo.

Joris

je pense qu'il la verra parce que c'est un podcast qui explose d'ailleurs n'hésitez pas excuse moi je te coupe je t'en prie je t'en prie à liker à envoyer un petit peu de love voilà de mettre un petit commentaire et à liker cet épisode on ne leur dira jamais assez Laurent Pataillot je pense qu'il nous qu'il nous regarde voilà on vise la certification Instagram super

Sam

excusez moi allez écoute je t'en prie et donc voilà c'était mes expériences de studio donc en fait j'arrivais pas non plus de rien j'avais déjà branché des câbles comment ça marchait, j'avais fait un peu de MAO avec lui, de musique assistée par ordinateur voilà, c'était pas, à ce moment là c'était pas vraiment une vocation, ça a commencé à l'être quand je me suis justement lancé dans cette école de deux ans où j'ai commencé vraiment après là on rentre sur un autre terrain mais tu vois, moi je suis arrivé à Paris j'avais 23 ans donc voilà, je sortais pas tout juste d'école et puis mine de rien tu vois, à 23 ans tu commences à te poser des questions tu te dis voilà maintenant faut que je me construise et comme j'avais un je pense je savais que j'avais d'une certaine manière trouvé ma voie je me suis dit je vais vraiment me lancer là-dedans je vais vraiment m'investir et j'ai vraiment cherché à me développer un réseau à rencontrer des gens, à travailler avec des gens un peu dans tous les domaines à ce moment-là

Joris

Très important le réseau surtout dans le milieu audiovisuel dans ces milieux-là c'est vraiment capital d'avoir un réseau et du coup tu as essayé de le travailler c'est pas forcément évident quand tu connais un grand monde en plus à Paris au début,

Sam

quand tu débarques. Il faut peut-être noter aussi que tu vois, quand tu viens d'une petite ville comme Cholet... De province, hein? Ça va peut-être popper dans le micro. Oui, quand tu viens d'une petite ville de province, en fait, c'est pas vraiment... Je pense que tu vois très bien de quoi je parle. C'est pas trop des centres névralgiques de l'audiovisuel.

Joris

Non, c'est clair. Alors que, attention, je pense que Beaucoup de gens ne connaissent pas Cholet ici, sur ce podcast, mais ils regroupent pas mal de talents, franchement.

Sam

Oui, alors oui, pardon, je mesure mes propos. Je parlais plutôt à l'époque. Oui, oui. À l'époque, quand on était justement sortis post-bac, à ce moment-là, il n'y avait pas encore tout ce réseau qui a été créé un peu après, genre avec les Hot Milk Filmmakers. Là, il y a Ronan qui fait des choses, par exemple. Ronald.

Joris

Oui, Ronald Gain. Alors c'est vrai, on en parlera peut-être plus tard, mais c'est vrai qu'il y a un festival de courts-métrages qui a été installé à Cholet depuis maintenant plusieurs éditions, six ou sept, si je ne dis pas des bêtises, que Ronald Guérin a mis en place et qui regroupait au début les talents Choletais, maintenant ça s'ouvre. Et finalement, on s'est vite rendu compte que dans la région, on avait des gens qui étaient extrêmement talentueux ou même des gens qui venaient de Cholet et qui étaient extrêmement talentueux, comme, j'ai envie de le citer parce que c'est quand même un nom important, Yvan Lucas, qui est un étalonneur mondialement reconnu, avec je pense une filmographie de 200 longs métrages qui a bossé avec Tarantino et compagnie à Hollywood. Et ce qui était très drôle, c'est qu'il venait de Cholet. Bref, on va fermer la parenthèse sur Cholet, mais Cholet peut être un vivier intéressant. Du coup, c'est vrai que quand tu viens d'une petite ville de province à Paris, c'est pas toujours...

Sam

Disons que justement, il faut aussi se frotter aux rencontres plus professionnelles. Quand je suis arrivé à Paris, j'ai quand même maintenu mon activité de musicien. Je me disais, je jouais dans des groupes, justement, j'en profitais, il y avait plein de monde, plein de groupes. Quand tu regardais les annonces pour trouver des groupes, il y en avait plein, tu vois, donc tu pouvais vraiment avancer là-dessus, ça c'était cool. Et du coup, je me suis retrouvé à jouer dans un groupe qui s'appelait HBB, je crois, à l'époque. En sortie de cette répète, je jouais à un groupe qui me disait, le batteur il n'est pas là, c'est chiant, on ne peut pas faire notre répète. Puis moi, j'étais là, j'avais fait deux heures de batterie, j'avais encore envie, moi, je veux bien, je vous accompagne, on va s'amuser. Puis on commence à jouer ensemble. En fait, je découvre que c'est un groupe qui ne fait que des covers. Donc je me dis, super, un morceau un peu connu, c'est facile à jouer, on s'amuse bien. Et le leader du projet, je me suis bien entendu avec lui, j'ai commencé à lui donner des cours de MAO parce que ça l'intéressait, je lui ai parlé de mon parcours un peu à la SAE. Cette personne, un jour, m'a dit une chose. Il m'a payé un quick, je me souviens. C'est pas rien. Non, mais pour ça, c'est... Et en gros, il me regarde dans les yeux. Il me dit, tu sais, il y a quelque chose qui est très important. C'est de rester positif parce que le positif attire le positif. Et je pense que quand il m'a dit ça, c'était un moment où, justement, je travaillais beaucoup. J'avais un petit job à côté. J'avais aussi un stage à côté. J'essayais de faire de l'argent, justement, dans un petit cours, tout ça. Et je devais peut-être être un peu triste mine, tu vois. Et il me dit, c'est vrai, il a raison. En fait, si tu veux rencontrer des gens, c'est important de dégager quelque chose. Aussi, d'inspirer l'envie de travailler avec toi. Je pense que tu vois bien quand tu as travaillé, toi aussi, tu as dû travailler sur des courts-métrages ou des projets. Comme ça, c'est important. Justement, quand tu veux une vibes d'équipe, c'est important d'avoir un certain état d'esprit aussi dans ce milieu. Je pense, pour pouvoir établir ton réseau. D'avoir envie, justement, de te connecter avec les gens. qu'il y ait tu vois un feedback tu vois c'est important

Joris

ouais

Sam

voilà

Joris

et ça c'est du coup c'est une phrase qui quand il t'a sorti ça ça t'a parlé quoi

Sam

non ça m'a marqué je me suis dit je sais pas il y a un truc qui s'est passé et je me suis dit voilà parfois t'as toujours des hauts et des bas tu vois on est indépendant on a des métiers où parfois bah il se passe beaucoup de choses parfois c'est plus compliqué t'as souvent des phases de remise en question parce que par exemple les technologies évoluent les modes évoluent les tendances évoluent au niveau de la réalisation, tout ça. Donc, du coup, parfois, c'est bien aussi d'avoir des trucs auxquels se raccrocher, justement, pour

Joris

rien lâcher, en fait.

Sam

Parce que quand t'es indépendant, t'es pas spécialement couvert pour quoi que ce soit, on va plus difficilement trouver des excuses, quand il y a des choses qui n'ont pas bien. C'est important aussi de se motiver soi-même.

Joris

C'est vrai que quand t'es indépendant, c'est très compliqué d'arriver à trouver un équilibre tu vois c'est très compliqué ouais c'est un équilibre professionnel, personnel comment tu t'investis au final c'est un petit peu les montagnes russes des fois tu vas bosser de fou à faire 70 heures semaine des fois t'as des semaines où tu vas pas bosser beaucoup faut arriver à tenir c'est vrai que c'est un état d'esprit qu'il faut positiver en tout cas est-ce que tu as rejoué du coup avec ce groupe là après ou?

Sam

non je les ai enregistrés plusieurs fois

Joris

ok

Sam

en fait ce qui est rigolo dans cette histoire c'est qu'en fait personnes-là. Après, m'a fait rencontrer des gens avec qui j'ai travaillé, dont certaines personnes avec qui là, je travaille régulièrement. J'ai même un peu un genre de contrat de partenariat avec eux.

Joris

OK. Donc, c'est vraiment la force aussi du réseau, c'est que de rencontrer une personne, ça peut t'en faire rencontrer cinq. Et voilà, ça continue dans cette lancée-là. Et finalement, en fait, c'est comme une sorte de toile d'araignée qui grandit avec le temps et sur lequel tu vas faire des rencontres qui vont être plus ou moins intéressantes et tu vas tisser des liens qui vont t'amener vers une autre étape vers la marge d'après ou des projets qui sont intéressants et c'est la force du réseau

Sam

exactement, puis aussi de saisir des opportunités c'est important surtout quand tu commences au bout d'un moment parfois tu vas peut-être pas le faire à chaque fois mais quand tu commences parfois il faut savoir aussi peut-être un petit peu de sacrifier peut-être parfois moi je vois des jeunes qui sortent d'école et qui disent moi je ne travaillerais pas pour en dessous de ça tu dis bah écoute attention tu commences il y a des gens qui sont expérimentés ils ont une certaine valeur tu ne peux pas te positionner comme ça il faut d'abord aussi se mêler je pense que tu le sais ce métier, l'expérience c'est avoir fait beaucoup d'erreurs

Joris

c'est sûr que c'est de tes erreurs que tu apprends et finalement après tu ne les fais plus et souvent même c'est pour ça que peut-être avec le temps toutes les questions ce dont on parlait avec Stéphane Tran tu sais argent ou visibilité c'est des choses qui finalement un débutant ou un mec expérimenté de 5 ans, 10 ans ou plus n'aura pas du tout la même vision des choses parce qu'en fait une fois que tu t'es fait couillonner j'ai envie de dire, désolé

Sam

tu peux le dire je pense

Joris

couillonner par des gens qui sont plutôt négatifs pour le coup et qui t'ont bien naqué sur pas mal de choses indirectement après tu vois les choses aussi différemment et tu réfléchis à deux fois

Sam

tout à fait, mais je reviens tu sais tu te dis ces personnes qui t'ont couillonné est-ce que parfois il ne faudrait pas aussi les remercier d'une certaine manière

Joris

ouais oui bah oui c'est ouais encore une fois tu n'as pas envie de dire oui non c'est toujours c'est toujours une question qui est compliquée que ça soit dans la vie perso ou dans la vie pro c'est quand on te fait vraiment des crasses ou quand il y a des choses que tu acceptes d'autres non tu peux passer à un instant T justement, un mauvais moment. Mais par contre, c'est vrai que ça va te booster et ça va te donner la niaque et ça va te donner l'envie de faire mieux et de te blinder et d'aller plus loin pour donner aussi tort, des fois, à certaines réactions pour essayer d'avancer mieux. Donc, tu peux les remercier. Ouais, c'est vrai. Donc, je reprends rapidement. Tu as fait la SE, donc une école de son à Paris. Ça te destinait à quoi, cette école? ça te destinait à faire de la prise de son uniquement en studio? Est-ce que tu pouvais faire du tournage? Parce que c'est vrai qu'en fait, il y a différents types aussi d'ingénieurs du son.

Sam

Alors, la SAE, l'Institut Paris, pour la citer, c'est une école d'ingénieurs du son, plutôt musique. Après, on dit ingénieurs du son. Ce n'est pas vraiment un titre d'ingénieur. C'est une école en deux ans. Donc, en fait, c'est plutôt un niveau technicien du son. Mais souvent, en fait, quand on parle des techniciens du son studio, Souvent, les techniciens studio se disent ingénieurs du son. Cependant, pour être ingénieur du son, il faut avoir un bac plus 5. Donc, je ne suis pas ingénieur du son. Disons que je suis qualifié en tant que technicien du son.

Joris

J'ai envie de te dire, est-ce que dans ces milieux-là, et je trouve que c'est justement un milieu intéressant pour ça, c'est qu'en fait, en vrai, personne ne regarde ton CV.

Sam

Exactement. Et puis, en plus, tu apprends beaucoup sur le tas. En fait, justement, c'est une école que j'ai faite en deux ans où tu avais des modules, tu avais peu de cours. Par contre, c'était intense.

Joris

Tu prenais le 3-carée.

Sam

Tu prenais plein de trucs, les formules de maths, les DB. On avait des cours sur la microphonie assez précise. On avait des cours aussi sur l'électronique. C'était assez large. En fait, en soi, la technique du son, pour moi, c'est ma façon de le voir. Elle tourne autour de ce qu'on appelle le signal flow. C'est le chemin du son. Comment il se passe? Parce qu'entre ma voix qui se crée en bougeant les lèvres jusqu'à aller dans ce petit enregistreur Zoom H4N.

Joris

Pour ne pas le citer, merci pour ce partenariat qui n'existe pas encore. Et ça pourrait donner une idée à Zoom.

Sam

Eh bien, il s'en passe des choses. Et malgré tout, étant dans la musique, disons que nous, là où on travaillait le plus, c'est ce qu'on appelle le signal flow, justement. C'est comment ce chemin du son, entre capter le son, comment tu prends la pièce, le mood. On avait des cours aussi justement sur le mood.

Joris

Ça m'a bien appris, justement, même dans les tournées. Le mood du son?

Sam

Le mood, pardon, du musicien.

Joris

Le mood du musicien, oui.

Sam

En fait, c'est de te dire, voilà, écoute, voilà, t'as telle pièce, tel micro, tel machin, le truc, c'est tout, t'es fait pour que ce soit parfait, mais comment ça va se passer concrètement? Et en fait, le plus important, c'est que le mec, il soit bien, qu'il se sente accueilli, que par exemple, dans son cas, ce soit propre, tout ça. Donc, il y a une partie quand même technique, mais une partie aussi, tu as humaine, une grande partie humaine. Surtout, la musique, c'est un milieu, en fait, qui est quand même très humain,

Joris

qui est on va revenir justement après là-dessus, mais Sam a créé la bouclette TV et on va rediscuter parce que c'est aussi ça le sujet de ce podcast. Une phrase

Sam

la bouclette TV? La bouclette TV c'est un média de musique vivante qui s'articule autour du live stream. On soutient les artistes émergents.

Joris

Voilà, et en fait, tu vas nous en reparler juste après, mais quand tu parles du mood, de l'accueil de l'artiste, de la façon dont il va se sentir bien, etc. Ça, je le retrouve vachement parce que j'ai participé à quelques tournages de la Bouclette TV. Ce côté-là d'accueil, de rendre... que l'artiste se sent bien, en fait, ça se sent vraiment dans ton travail. J'ai vraiment l'impression que, en plus, au fil du temps, parce que tu as déjà fait pas mal d'épisodes, tu améliores ça, tu montes ça en step, tu dis tiens, regarde, je mets ça en place, comme ça, ça va être beaucoup plus simple, ils vont avoir un meilleur retour, etc. On va être dans une meilleure qualité, pour eux aussi, en fait. Donc, c'est... finalement une thématique super intéressante. On va revenir sur la bouclette TV juste après, mais on peut déjà parler rapidement de où tu en es maintenant. Tu as monté ta société déjà depuis 2-3 ans?

Sam

En mars 2017.

Joris

La bouclette, qui est?

Sam

La bouclette, une société de production audiovisuelle assez large. C'était à l'initiative d'un développé ce projet où je m'a articulé plus autour de la partie son et je me suis aussi la partie relations commerciales lui était vraiment sur la production vidéo donc on a fait une team comme ça et en fait on avait on avait beaucoup bossé dans des équipes et on s'est dit écoute on je pense qu'on peut lancer notre truc ok avec les moyens honnêtes qu'on avait à l'époque on avait chacun un macbook pro sa caméra c'était un icône je sais pas une caméra tournage mais voilà on y allait on a fait nos trucs et justement je pense qu'il faisait la différence tu vois c'était le fait qu'on essayait d'être le plus humain et authentique possible avec les gens et qu'on essaie de justement vraiment valoriser les gens dans leur contenu à défaut peut-être d'avoir le matériel dernier cri on essayait de rendre vraiment nos vidéos cool et appréciable et que le message passe bien tu vois et puis de fil en aiguille voilà mon associé mon ancien associé à quitter le projet j'ai dû mener la barque un peu tout seul et je me suis un peu diversifié dans mon activité je me suis mis à la la vidéo, je me suis mis au montage parce que ça m'intéressait, il y avait des choses j'avais envie de pouvoir aussi répondre parfois à des demandes ponctuelles, tu vois quand t'as une société de production parfois tu gères des projets t'as pas forcément tout le temps les budgets que tu veux et t'as parfois envie de faire des petites choses et en fait tu peux pas tout le temps c'est bien de pouvoir compter sur les autres, c'est bien d'avoir des équipes

Joris

et des gens avec qui tu t'entends bien

Sam

pouvoir déléguer mais parfois aussi t'as besoin que ce soit rapide réactif, de contrôler les choses un peu toi-même c'est pour ça que je me suis mis à tous ces Technique vidéo, genre Adobe Premiere, After Effects, un peu de tournage. J'aurais, si tu m'avais montré notamment pas mal de choses à la vidéo. Après, le Covid est arrivé. On va pas se mentir.

Joris

Mais est-ce que tu pourrais être... T'as monté ta boîte, est-ce que tu pourrais être salarié à l'heure actuelle?

Sam

Travailler pour une autre entreprise? Ouais. Je ne pense pas. Personnellement, je ne pense pas. Après, peut-être qu'on change d'avis plus tard. Mais là, à l'heure actuelle, je ne pourrais pas. Pourquoi? Parce qu'en fait, j'ai créé quelque chose, je travaille avec des gens, je me sens engagé avec des gens. On a des projets quand même à court, moyen, long terme. Donc non, je ne me verrais pas changer là de dynamique. Mais disons que d'une certaine manière, on est quand même aussi un petit peu salarié de son projet. Tu vois ce que je veux dire au final? Oui, exactement. On n'est pas non plus complètement libre.

Joris

Ah non, on n'est pas complètement libre. Je pense que personne ne l'est vraiment... Libre à quel niveau? c'est toujours un peu la question. Alors, on avance un peu dans ton parcours. On va parler de ton gros projet actuel sur lequel tu bosses déjà depuis, je crois, deux ans. Tu vas nous le préciser, mais qui est la bouclette TV. Du coup, tu l'as résumé tout à l'heure, mais est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus?

Sam

Ok, bien sûr. Alors, la bouclette TV est née, je vais carrément revenir aux basiques, c'est l'est née à une initiative de mon ancien associé, dont je parlais avant, et moi. On avait beaucoup travaillé avec des artistes et tu sais ce que c'est de travailler avec des artistes je pense, généralement c'est des gens qui n'ont pas forcément beaucoup de budget, surtout quand toi tu commences tu travailles généralement avec des artistes qui commencent, donc qui n'ont pas développé de carrière donc voilà certains artistes avec qui on avait bossé, on avait fait des belles collabs avec eux on avait fait des belles vidéos, on s'était quand même bien démenés et on remarquait que la diffusion des contenus n'était pas très optimale souvent quand on te dit t'inquiète pas, ça va te plaire celle-là t'inquiète pas en bossant avec moi au moins tu vas voir ça va te donner de la visibilité fameuse carte de la visibilité sachez que le contrat de visibilité n'existe pas

Joris

ah voilà

Sam

on a une deuxième personne qui nous en parle exactement et donc en fait pour pallier à ça on s'est dit mais nous on a envie de faire notamment notre plus gros truc c'était les lives d'artistes on les filmait en studio on s'est dit nous on a envie de faire les lives à notre sauce on a envie de les faire comme on l'entend et envie de faire un peu notre truc à nous. On s'est dit, on va lancer notre projet, on va inviter les artistes à venir et ils devront s'adapter à nos conditions. Avec un matériel précis, une façon de tourner précise, notre leitmotiv, c'était que des vrais lives. C'est-à-dire qu'on invitait les artistes à venir jouer, ils faisaient deux, trois, parfois plus de prises et on en sélectionne une seule. Et cette prise-là, on va juste la monter en multicaméra s'il y avait plusieurs caméras mais sans remonter sans tricher entre des prises on veut mettre un truc réel un truc authentique et naturel qui s'est vraiment passé à ce moment là

Joris

du live quoi parce que c'est vrai que souvent lorsqu'on souvent c'est des faux lives quand on est tourné pas mal c'est pas un clip

Sam

ça balance

Joris

c'est pas un live mais c'est du faux live ça veut dire qu'évidemment quand t'es tout seul et puis que tu vois qu'il y a 10 plans différents non il n'y a pas il n'y a pas 10 cams etc donc finalement tu fais tu vas faire 5-6 fois la chanson et même les artistes des fois se plantent donc tu fais un montage de plusieurs caméras et c'est une prise de son live mais qui n'est pas continue c'est à dire que c'est pas une vraie performance

Sam

oui et puis même pour rentrer dans le détail parfois ils vont prendre la prise voix le premier couplet de telle prise le refrain de telle prise pour sublimer au maximum le rendu, on peut pas leur en vouloir parce que souvent aussi en fonction du budget qu'ils ont ils ont envie de vouloir faire le truc le mieux du monde, le meilleur truc du monde le truc le plus parfait tout ça mais nous en fait on trouvait que justement ça en fait ça mettait pas l'artiste en valeur en fait parce que en soi c'était pas authentique

Joris

c'est un autre challenge en plus c'est un challenge

Sam

pour l'artiste exactement bah ça l'incite à venir être entraîné voilà d'accepter si il y a une erreur de l'accepter elle est écrite en fait et puis là où c'était peut-être un peu cool pour eux c'est qu'en fait ils s'affichaient pas tu vois s'il y avait un petit pain parce que ça arrive de mettre des pains quand tu fais de la musique bah ils se mettaient un petit pain, c'était sur notre chaîne. Donc, c'est pas grave, le gars, il est venu pour plaquer un vrai truc, tu vois. Donc, voilà, il vient, il s'assume. Après, voilà, ça nous est déjà arrivé aussi parfois de ne pas diffuser certaines sessions, parce que parfois, c'était pas forcément toujours à la hauteur. Je pense pas à des problèmes techniques particuliers. Peut-être qu'il y en a eu, je n'y pense pas particulièrement. Ou parfois, l'artiste n'assume pas et puis voilà, on cherche pas à faire d'histoire. Mais généralement, les artistes étaient plutôt contents à ce qu'on se disait. je reviens à cette histoire de sens de l'accueil c'est que le plus important pour qu'un artiste soit bien et joue bien c'est qu'il se sente bien accueilli qu'il se sente nous on était un peu à l'époque quand on faisait ça c'était un peu pour s'amuser donc c'était entre potes et du coup ils vivaient un peu le truc avec nous et puis mine de rien je pense que ces contenus ont plu à certains artistes ça a commencé peut-être à avoir créé une petite histoire au sein de la petite scène émergente de Paris et on a commencé à continuer Mais oui, attends, pour la petite anecdote aussi. Pourquoi, en fait, c'était nos règles? Parce qu'en fait, on s'était dit, au lieu d'à chaque fois de déplacer notre matériel et tout ça, parce que c'est très bien ce que c'est, c'est le plus relou.

Joris

C'est le plus relou.

Sam

C'est pas genre, t'arrives, j'ai une prestat, ok, je prends l'ascenseur, je montre au troisième, j'allume la lumière, la caméra et c'est parti. C'est pas comme ça que ça se passe dans l'audiovisuel. Dans l'audiovisuel, genre, deux jours avant, tu vas commencer à booker parfois ton matos en urgence,

Joris

il va falloir aller le chercher, il va falloir arriver chez toi,

Sam

préparer ils n'ont pas un problème, tout ça, voilà.

Joris

Tu ne vas pas beaucoup dormir.

Sam

Et puis voilà, c'est quelque chose.

Joris

L'artiste joue peut-être une demi-heure ou 20 minutes, je ne sais pas, mais vous, vous êtes là la veille à monter le matos, à le bosser, etc. Et par contre, vous avez choisi de

Sam

travailler à domicile. Exactement, de travailler ici même. On a justement invité Joris à venir faire

Joris

son podcast ici. Merci de l'accueil.

Sam

Que penses-tu de l'accueil?

Joris

C'est exceptionnel, on n'a dit personne là dans le public.

Sam

Oui, c'est... Il est 22h.

Joris

Les gens vont peut-être te prendre au mot, Non, mais c'est vrai qu'on peut le dire, c'est le lieu dans lequel tu travailles. C'est un espace un peu de co-working. Et finalement, au fil du temps, vous avez même upgradé le game. Donc finalement, l'artiste vient jouer dans vos locaux. C'est votre contenu que vous diffusez sur la chaîne. Et ça permet de finalement créer un média.

Sam

Exactement. En fait, on est devenu petit à petit un peu... On en est venu avoir un positionnement un peu plus médiatique. justement, mettre en lumière des artistes émergents à travers notre contenu, à travers nos capsules, parce qu'on peut appeler ça, je pense, des capsules.

Joris

Et puis, artistes émergents, c'est souvent ce qu'on voit dans... On envoie des lives où c'est souvent les têtes d'affiches, des personnes très suivies, alors que, justement, tu montres qu'il y a énormément d'artistes très talentueux et ils envoient du lourd dans des styles complètement différents à chaque fois et qui ne sont pas connus quoi.

Sam

Qui n'ont pas peur de se mettre à nu justement, qui prennent le pari risqué de venir faire des vraies live sessions dans des endroits qu'ils ne maîtrisent pas en fait. Et au fil du temps, je pense qu'en voyant le résultat, les gens se sont dit, mais attends, ça a l'air cool en fait, on fait ça dans un studio, mais c'est pas du tout un studio. Et en fait, ça a l'air d'être à la cool, mais en fait, le son, il est de qualité, la vidéo de qualité. Vas-y, j'ai envie, tu vois, et ça a attiré pas mal de monde. Et on a fait ça pendant deux... attends je reste respectif là ça va faire 3 ans la bouclette TV donc oui on a fait ça pendant un an et demi

Joris

ok

Sam

et ensuite le fameux Covid est arrivé

Joris

attends excuse moi je t'en prie je t'en prie il y a un truc que t'as pas précisé c'est que c'était des live sessions donc avec les artistes mais il y avait également un peu de public oui il y allait pas oui mais c'est parce qu'on oublie le public

Sam

avant l'époque Covid avant il y avait du public tout à fait c'était des live sessions avec un peu de public effectivement c'était sympa

Joris

Et le public, ce qui était... Parce que du coup, j'en ai participé à quelques-unes. Le public était tous équipés de casques. Parce que forcément, on a des instruments. Alors, je ne suis pas clairement un professionnel du son, mais il y avait des instruments qui sont... Acoustiques, c'est le mot que tu voulais employer. Non, mais quand tu as un clavier, etc., qui ne sort que dalle en son...

Sam

Oui, en fait, c'est qu'en fait, vraiment, dans l'ADN aussi de ce projet, ce n'était pas de mettre des retours pour les musiciens, qu'il n'y ait pas d'enceinte. en fait pourquoi? pour qu'on ait la qualité de son la plus pure c'est à dire que les artistes étaient tous son, tous sonorisés au casque et ça permet en fait eux déjà ils ont un retour très confortable, ils s'entendent très très bien c'est même un peu particulier, ça ressemble vraiment à du studio plus qu'à du live et on peut voir ça par exemple à la radio et en gros ça permettait nous d'avoir un son, vraiment la matière la plus pure à travailler c'est à dire que t'as le moins de ce qu'on appelle de repisse entre les micros, par exemple si toi Joris là tu joues de la guitare et que moi je prends un micro de chant. Tu vois, et si tu joues de la guitare, je vais t'entendre dans mon micro

Joris

et inversement.

Sam

Et si on a des retours, ce phénomène est amplifié. Justement, le fait de supprimer ces retours, ça permettait d'isoler les sources, d'avoir vraiment, de pouvoir manipuler le son plus précisément, de s'amuser avec.

Joris

Et du coup, les spectateurs, eux, étaient équipés de casques. Donc, en fait, ils entendaient en radio, quoi. Exactement.

Sam

Ils entendaient un joli mix qui a pas mal évolué parce qu'à l'époque, quand on a commencé, ça, c'est un petit phénom sur le clash mais j'aimerais bien quand même qu'on

Joris

allez on pose

Sam

carte sur table j'ai envie de dire justement en fait c'était qu'on parlait de cet accueil et du talent des artistes tu vois donc quand on a commencé on avait une c'était laquelle la Zoom L12

Joris

donc Zoom L12 c'est une marque

Sam

qui n'est je pense pas spécialement reconnue pour enregistrer des live sessions en studio on va dire

Joris

c'est quoi c'est une console c'est une console

Sam

en fait qui a des elle avait 12 entrées à 12 entrées, je te pose des potards, tu sais, puisque tu amplifies le son comme tu fais avec ton zoom, tu sais, le gain du micro, tu vois, et plus tu mets du gain sur le micro, c'est-à-dire plus tu relèves le signal de la source pour bien l'entendre et la valoriser, plus tu appuies sur ce bouton, potentiellement, si c'est pas de super bonne qualité, tu auras des souffles ou parfois ça va distordre le son et tout ça. Donc, c'est une étape importante du son, ça. En fait, disons que c'était pas une machine super reconnue pour faire ce genre de travail. Le point important pour nous, à l'époque, c'est qu'elle coûtait pas cher et le deuxième point important c'est qu'elle nous permettait justement d'avoir 5 retours musiciens indépendants qui, s'il y en a qui font du son ici pour me comprendre c'est assez important quand tu fais de la musique quand t'es sur scène, chaque instrumentiste va avoir son propre retour il va demander plus de ci, plus de ça en fonction de ce dont il a besoin pour bien jouer ou de ses goûts, parfois t'as des groupes ça arrive le mec il te dit, non lui tu le mets pas dans mon retour je n'ai pas envie de l'entendre jouer non la trompette non pas dans le retour non voilà petite blague en gros ça nous permettait d'avoir 5 retours en fait on avait une console super ergonomique et en fait les gens quand on a fait les premières vidéos ils faisaient le son il est incroyable c'est quoi votre matos c'est la zoom L12 et les gens ils ne répondaient pas en fait ils faisaient genre tu te sentais que ça travaillait dans leur tête ils se disaient mais attends je ne comprends pas comment ils font pour faire ça alors que, en fait je pense que le plus important encore une fois c'était vraiment l'ambiance et le talent de l'artiste et son travail en amont qui faisait aussi la réussite de ça même si nous on respecte les règles lui aussi doit respecter les règles pour que ça se passe bien et nous on avait disons un matériel qui respectait les règles

Joris

voilà

Sam

ça s'arrête un peu là, puis quelques bons micros un peu passe-partout et puis après de fil en aiguille on a évolué jusqu'à mars 2020, où voilà, on avait fait pas mal de live sessions. Je pense qu'on en comptait une quarantaine, cinquantaine peut-être, un truc comme ça. On voit des chiffres là, vous êtes à combien de... Je crois que vous êtes à 79. Justement, je vais faire... Parce que là, il y a un pont quand même qui s'est passé en clé de TV. C'est qu'en fait, l'année dernière, en mars 2020, le Covid est arrivé.

Joris

Le ou la Covid? Apparemment, il faut dire la Covid.

Sam

Bref, ce truc. Et il a un peu bouleversé milieu de la musique quand même.

Joris

Il y a un impact énorme sur les artistes. Il n'y a plus de...

Sam

Exactement. En fait, il y avait du jour au lendemain plus de concerts. Et du coup, nous, on n'avait plus la possibilité de tourner des live sessions et notamment d'accueillir du public, même si c'était assez restreint. Du coup, pendant toute la phase de confinement, on s'est un peu remis en question. On a dit qu'est-ce qu'on veut faire et tout. Comment ça s'est passé? Et puis, à cette époque-là, je me souviens, j'ai vu une pub sur Instagram. La pub, c'était la thème mini où tu pouvais arquer de caméra. Là, je vois ça et je vois genre, pour la somme de entre 3 et 400 euros, je crois, un truc comme ça, tu peux mettre 4 caméras, t'appuies sur un bouton, ça switch. Et tu peux te mettre en direct. Je dis, attends, mais c'est trop bien ça, pour 3-400 euros, je peux faire ça. Genre, j'ai juste à tirer des câbles HDMI et tout, et puis voilà. Je me suis dit, bon... Puis je vois, je commande le phénomène live stream sur les réseaux sociaux. Tu vois, les live insta, ce genre de choses. Je dis, bon, c'est vrai, voilà, on essaie de donner... Je pense qu'après, les live insta, c'est un peu... On va pas se mentir, c'est un peu saoulé tout le monde pendant le premier confinement lancer un truc tu parles des lives

Joris

de yoga et des choses comme ça c'était vrai

Sam

je ne me positionnerai pas

Joris

il y a eu beaucoup de justement en fait c'était le moment où il y a eu

Sam

le besoin de communiquer exactement mais je pense que c'est pour ça beaucoup d'artistes on leur approchait oui ils font tout le temps les lives sur Insta bah oui mais ils ont envie de peut-être partager certaines choses et puis si toi ça te saoule peut-être que ça ne saoule pas d'autres personnes tu vois je pense que si les artistes ils font des lives Insta

Joris

Patrick Bruel Patrick Bruel a fait beaucoup de lives je crois

Sam

exactement mais c'est génial

Joris

je ne l'ai su qu'en fin de confinement

Sam

si j'avais su je ne m'étais pas trop intéressé mais je faisais un peu mes trucs dans mon coin en ce moment là nous sur la bouclette TV justement on a profité de ce moment là pour faire du contenu on demandait aux artistes de nous envoyer des vidéos et nous on les post-prodés à distance et on les développait mais bon bref je m'éparpille un peu et en gros voilà j'avais vu cet ATEM Mini Pro j'ai vu qu'on pouvait que la capacité je me suis intéressé à la technologie Livestream j'ai vu qu'elle avait pas mal évolué et je me suis dit non ce serait vachement bien quand même en sortie de confinement qu'on puisse quand même continuer à faire des lives et pourquoi pas les faire en direct donc voilà on a beaucoup réfléchi avec mon équipe on s'est pas mal appelé au téléphone tout ça on a fait des points on a parlé et puis c'était quand même en fait à chaque fois ce qui revenait en boucle c'était c'est quand même dantesque en fait de faire un changement de partir de juste tourner la live session avec une petite zoom L12 et des petites caméras que tu poses que ça tu peux trouver ça un peu effrayant au début quand tu commences ou quand tu as mais tu veux dire en fait ça tu vas le faire en live. C'est-à-dire que pour avoir moi-même post-prodé, je pense à l'époque, 80% des vidéos de la boucle à TV moi-même, il faut avoir fait le montage et tout, je me suis dit ok, c'est-à-dire que tout ce que j'ai vu en erreur sur toutes les prises que j'ai faites, en fait, tu vas pas pouvoir les faire en fait, parce que tu vas être en direct.

Joris

Ah le direct, ouais, t'as plus de poids sur les épaules, faut pas te planter, faut pas te craquer, ouais.

Sam

Exactement, et du coup, on dit allez vas-y c'est parti, on rentre de confinement, de toute façon il va pas se passer grand-chose, je pense que le travail on va pas être submergé de travail surtout de la sortie de confinement donc voilà on va se lancer un truc ça va nous faire un défi on va découvrir une technologie ça va être sympa quoi et donc moi le premier truc que j'ai fait je suis arrivé à Paris j'ai acheté la Thème Mini donc je l'achète on commence à faire la setup de son je branche mes caméras je suis là c'est trop bien je change des caméras mais j'ai pas de retour c'est nul en fait en fait c'est tout pourri ça sert à rien parce que la Thème Mini il est pas comme la Thème Mini Pro t'as pas l'affichage tu vois tous tes écrans jour au lendemain, je fais « Non, non, en fait, j'en veux pas, je veux la thème mini-pro ». Puis on a commencé à faire des petits tests et tout ça, et là, ça nous a ouvert complètement un regard sur un autre monde, tu vois. Parce que je pense qu'on avait quand même assimilé l'aspect d'accueillir des artistes, les mettre bien, de faire un beau son, de faire des belles vidéos, voilà, après, même si tu peux juger après la réalisation comme tu le veux, tout ça. Je pense que pour nous, en tout cas, nous, on était satisfaits de ce qu'on se faisait à ce moment-là, tu vois. On s'est dit, là, on prend cette base-là, mais on rajoute tout un autre système en fait quand t'es là quand t'es en live t'as une cohésion au sein même de ton équipe qui n'a rien à voir en fait tu dois

Joris

tu dois être mobilisé les gens doivent être mobilisés et soudés pour pouvoir avancer parce que si s'il y en a un qui faiblit c'est toute la pyramide qui s'écroule quoi

Sam

c'est ça tout le monde doit être à 100% il y aura des erreurs il y aura des trucs voilà mais tu dois faire avec tu dois gérer coûte que coûte donc au début on a commencé à faire nous on a choisi la plateforme Twitch

Joris

qui est très connu Twitch pour tout ce qui est gaming exactement et pas que maintenant c'est très utilisé pour tout ce qui est live streaming pour ceux qui n'auront pas compris

Sam

on ne faisait pas du Pac-Man avec les artistes mais on faisait bien des lives de musique sur Twitch

Joris

donc en fait finalement t'es passé d'un format où c'était des vidéos qui étaient montées enfin c'était du hors live avec un montage même si vous gardiez qu'une seule prise il y avait un montage multicaméra ça sortait de façon récurrente à un format maintenant live tant pour vous que pour les musicos, pour les musiciens les artistes il faut être encore plus carré il y a encore ce petit stress en plus parce que là vous n'avez pas le droit à l'erreur les gens vous regardent directement

Sam

c'est marrant ce que tu dis j'avais jamais fait ce rapprochement vraiment je pense que je parlerais aux autres ou alors ils le découvriront sur cette vidéo s'ils tiennent jusqu'à là en gros en fait c'est ça, c'est qu'en fait on s'est mis à devoir être aussi performants que les artistes pendant leurs lives tu vois techniquement c'est pas de la musique mais c'est dans un dans notre domaine on a dû autant dans la préparation parce que quand tu positionnes tes caméras c'est de la préparation comment tu vas positionner tes caméras tu dois demander ce que fait l'artiste avant

Joris

tu dois savoir ce qu'il va jouer

Sam

pareil pour les brancher parfois avant il y avait des groupes ils arrivaient et disaient ouais moi j'ai ça de toute façon j'ai une zoom avec 12 entrées on va te brancher on a un peu tout ce qu'il faut faire, tu vois. Et là, c'était différent. Carré, fiche technique, tout ça, toujours des petites surprises. Ah oui, en fait, c'est pas mono, c'est stéréo. Voilà,

Joris

ça se glisse toujours un petit peu par là. Est-ce que tu as toute une logistique pour que aussi ça se passe bien derrière? C'est-à-dire que pour l'envoi du signal, que le son soit propre, que la vidéo soit propre, toutes les erreurs que tu peux te permettre de faire quand c'est pas vraiment en direct, tu dis tiens, là j'ai foiré le machin, la mise au point, c'est pas grave. Quand c'est toi qui passes sur la caméra 1, 2, 3 et que tu fais l'erreur, c'est toujours chiant. Mais ça amène aussi, du coup, vu que c'est du live, ça amène une interaction supplémentaire avec le public?

Sam

Exactement. En fait, c'est pour ça qu'on a choisi Twitch. Parce que justement, on voyait que les gens étaient plutôt chauds sur le chat. On avait regardé un peu des émissions. Moi, je ne suis pas particulièrement connaisseur de Twitch. C'est juste que je me suis intéressé à la plateforme. J'ai vu qu'en fait, c'était pour moi la plateforme qui était la plus à même de pouvoir accueillir ce format. Même plus que YouTube. Je trouvais qu'en fait, il y avait cette interaction. le fait que ce soit peut-être comme un réseau social du direct, YouTube, c'est plus un réseau social de contenu. Enfin, je ne sais pas ce que tu en penses, moi, c'est ma vision. Bien sûr. Et pour moi, c'est plus un réseau social de direct. Et ça me semblait intéressant d'aller se propulser sur ça.

Joris

Et les gens, on commente. Exactement. C'est cool.

Sam

Tu as les gens qui kiffent, qui posent des questions aux artistes. On fait en sorte de pouvoir justement récupérer leurs questions en direct. Là, il y a une présentatrice. D'ailleurs, c'est une grande nouveauté. aussi parce que je m'en veux. J'ai omis de mentionner un détail important de la boucle de TV, c'est que j'ai fait la rencontre d'Eleonore.

Joris

Une femme. Une femme.

Sam

Dans ce milieu de technicien. C'est, je crois, Brice qui m'a dit « Je te présente Eleonore. » On a échangé et tout ça. Elle m'a dit qu'elle faisait de l'édito. Et de fil en aiguille, en fait, on a été amenés à travailler ensemble sur la boucle de TV, s'occuper d'une partie plus journalistique. Et ensuite, ça a évolué. Et en fait, elle a vraiment pris un rôle important pendant le confinement sur la partie éditoriale de l'émission. On s'est dit qu'on allait l'animer comme des talk shows, en fait. Un peu, tu vois, de ne pas rentrer non plus dans un système trop taratata. Aucun problème avec Taratata, je respecte énormément cette émission. Et Nagui, le présentateur. Mais quand même typé télé.

Joris

Nous, on n'a pas les moyens de la télé.

Sam

Donc nous, on voulait garder le côté interactif. En fait, Elonore est devenue présentatrice et interviewueuse de la Bouclette TV. C'est grâce à elle notamment qu'on a une jolie programmation, entre autres, et qu'on fait des super rencontres, même tout simplement.

Joris

Et du coup, ce qui amène le fait que maintenant, vous n'avez pas que la prestation de l'artiste uniquement musical, mais vous avez aussi un moment d'échange, de questions-réponses, pour aller plus en profondeur. Il y a une interactivité. Les gens peuvent aussi poser quelques questions, ou c'est que des questions préparées?

Sam

Non, non, ils peuvent aussi intervenir. Et Léonore, en fait, justement, elle segmente un peu l'émission, permet de découvrir les artistes, justement, d'en apprendre un peu plus sur eux. Elle a des petits formats un peu cools que je vous laisserai découvrir en regardant l'émission, bien entendu. Et aussi, elle est un peu le relais avec justement les spectateurs qui regardent l'émission. Elle permet de récolter des commentaires, les donne à l'artiste. Généralement, ça la met dans un mood un peu cool. Cela, c'est quand même pas facile pour les artistes aussi de faire des concerts en distanciel tu vas pas se mentir c'est quand même pas la même vibe même s'il y a une équipe et que c'est tous des mélomanes et qu'ils sont chauds on applaudit on kiffe on passe un bon moment c'est quand même pas pareil donc du coup ça voilà même pour les artistes tu vois au delà du spectateur ça aussi ça montre que l'artiste il voit et on lui dit voilà c'est un tel qui t'a fait un commentaire il faut ouais je sais qui c'est c'est trop cool ça me fait plaisir il y en a même un c'était énorme et à un moment il y a quelqu'un dans le chat ouais il y avait des questions dans le chat et il y avait quelqu'un qui s'appelle Poneulon pour ne pas le citer c'est son petit nom de Twitch mais il se reconnaîtra qui a dit c'est quoi la marque de son shampoing parce qu'il y avait une jolie coupe de cheveux tu vois et le gars il dit ah bah il commence à en parler tu vois bah ouais c'est parce que voilà c'est un pote qui m'a fait ma coupe de cheveux trop cool d'ailleurs s'il regarde ce live c'est trop cool j'espère que t'es là tu vois mais je pense qu'il se disait bon voilà et en fait le gars il a commenté il a dit bah bien sûr je suis là et tout tu vois c'est énorme ça crée un truc quand même même si là malgré le tout on n'a pas de concert ça permet quand même de pouvoir se connecter un peu parfois t'as des gens qui changent entre eux c'est cool en fait nous nous même voilà je pense même pour conclure c'est pas mal de dire que voilà nous on vit un bon moment tu vois et je pense que c'est le plus important quand tu fais ça c'est toi tu vis un bon moment si tu vis un bon moment l'artiste vivra un bon moment les spectateurs vivront un bon moment, c'est le principal.

Joris

J'espère que ça pourra inspirer les gens déjà à aller voir ce contenu qu'est la bouclette TV et à voir que et à découvrir énormément d'artistes qui sortent un peu des réseaux habituels, entre guillemets, de ce qu'on peut nous présenter à la radio ou autre. Et finalement, il y a énormément de gens talentueux, encore une fois, des gens qui envoient vraiment du lourd et qui, je pense, attendent qu'une chose, c'est de pouvoir avoir à nouveau des concerts, de pouvoir vraiment changer, de pouvoir faire des scènes et ce qui n'est pas encore le cas actuellement. Et grâce à la bouclette TV, vous essayez d'aider le spectateur et l'artiste à patienter dans cette époque qui n'est pas forcément très drôle pour chacun. Je propose que dans le prochain épisode qu'on va passer ensemble, on discute de l'importance justement du live streaming. Et puis voilà, je te remercie Sam.

Sam

Je t'en prie.

Joris

Merci à tous en tout cas pour vos retours sur ce podcast, c'est super encourageant. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. C'est super chouette aussi, également. N'hésitez pas à liker suivant la plateforme sur laquelle vous êtes, vous vous trouvez. Il y a la petite cloche, c'est ça? Il y a la petite cloche aussi. Rejoignez-nous. Voilà, c'est dispo sur Deezer, Spotify, YouTube pour une version un petit peu plus vidéo. Et puis, je vous dis à très bientôt. À la prochaine, Sam. Allez, ciao! Sous-titrage ST' 501