À propos de cet épisode
Guillaume Juin a quitté un poste d'ingénieur en agroalimentaire pour devenir réalisateur. On revient sur cette bascule, son aventure Bigfly avec les drones gros porteurs, Wassup, et quelques anecdotes de tournage mémorables.
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Tu vas en mettre partout. J'ai mis de la mousse partout. Tu sais pas, c'est rien de bien.
Oui, mais j'y suis allé un petit peu.
Bonjour à tous, il est 8h30 du matin. Et salut à tous. Aujourd'hui, on se retrouve pour l'épisode 5 de Dérush Hour. Guillaume est en train de boire une bière qu'il m'a fraîchement proposée. Je suis donc avec Guillaume Juin aujourd'hui. Guillaume qui est réalisateur, chef opérateur et beaucoup de choses. Pilote de drone. Monteur. Monteur. Et bien d'autres choses. Producteur. Exactement. Ta boîte. C'est ça. Avant tu étais SARL Guillaume Juin, j'en peux le citer Avant j'étais même ingénieur en agroalimentaire Et on va revenir là dessus justement On va parler un petit peu de ton parcours Et un petit peu de la reconversion que tu as fait Cette transformation de ma vie tu veux dire Ouais grave Bah écoute je te laisse te présenter rapidement En quelques mots sur ce que tu fais actuellement Et puis après on va revenir sur
D'abord sur ce que je fais maintenant Bah du coup j'ai ma boîte Qui s'appelle Wassup Film j'ai des associés à Paris c'est Wassup Prod la société enfin le groupe t'es sur Nantes? je suis sur Nantes évidemment je suis sur Nantes donc du coup je suis à mon compte je bosse pour toutes sortes de clients dans la région en France beaucoup donc je fais surtout du film d'entreprise de la petite pub du film institutionnel donc c'est vraiment varié ça va du film pour un artisan qui fait des couteaux à un film touristique pour une ville que j'ai fait celle de la ville de Saint-Nazaire mais aussi pour d'autres, peu importe à un truc un peu plus corporate dans la technologie c'est vraiment varié
et tes clients sont plus ou moins basés dans la région ou est-ce que tu dis que tu travailles aussi à Paris?
il se trouve que de plus en plus pour pas mal de raisons éthiques, je fais en sorte de privilégier les clients du coin, de la région pour éviter les déplacements et puis aussi je trouve ça vachement intéressant d'avoir un réseau local de gens parce que finalement ils se repassent, c'est un peu exponentiel de plus en plus tu te rends compte que les gens se refilent les contacts et que t'es connu au sein des gens du coin plus tu bosses pour des gens du coin, plus le mot va tourner et t'auras une sorte de mini réputation même si je suis pas connu mais il y a une sorte de mini réputation qui, en gros ton nom il tourne ton nom il tourne dans les gens du coin et voilà après j'ai des clients un peu partout en France beaucoup à Paris on va dire je bosse aussi pour des, j'ai pas dit mais je bosse aussi pour des agences, des boîtes de prod qui font appel à moi en tant que réel ou parfois cadreur ou pilote drone. Donc voilà, c'est très varié. Et en fait, on n'a pas parlé, mais aussi on fait du drone ensemble, Joris.
Exactement, Guillaume est un ami depuis un petit moment maintenant et on avait
monté... 5 ans, 5 ans déjà, 6 ans.
C'est ça. Le temps passe vite et du coup, on s'était associé pour Big Fly. Voilà, le drone cinéma documentaire et téléction.
Non, mais attends, On a démarré avec un drone gros porteur. Donc, ce n'est pas la petite machine. On a directement vu assez haut. Donc, on s'était bien fait plaisir au début. Oui, j'avoue.
On avait lancé Bigfly parce qu'en fait, on s'était... Bon, on fait une petite parenthèse sur Bigfly parce que, voilà, mais c'était un petit peu rajouter une corde à notre arc au niveau du drone parce que ça se développait pas mal. Et nous, on s'est dit, on ne va pas s'amuser à jouer avec du Phantom 2. On a pris directement un griffon qui faisait quoi? 1,60 m d'envergure? 1,67 m, je crois, exactement. Et qu'on met en vente, d'ailleurs. N'hésitez pas à nous contacter à un prix très préférentiel. C'est une machine exceptionnelle.
Il faut rebondir pour expliquer quand même pourquoi on la met en vente. Parce qu'entre-temps, on l'a quand même beaucoup utilisé à une période. Et il se trouve que depuis l'arrivée de l'Inspire 2, qu'on a intégré dans notre parc de machines, on se retrouve à utiliser principalement l'Inspire 2 parce que finalement, notre clientèle et les secteurs, le type de client avec lesquels on travaille, finalement, on a surtout besoin, ou en tout cas, on se rend compte que c'est plus adapté d'utiliser une Spire 2. Et on a de moins en moins utilisé le Griffon.
Il y a aussi le fait que le drone n'est pas notre activité principale. Clairement pas. Et ce n'est pas non plus une grosse partie de notre chiffre d'affaires. Et ce n'est pas une grosse partie de notre chiffre d'affaires. Donc finalement, on n'en a pas forcément tout le temps l'utilité. Et en plus, l'utilité de ce drone, pour ceux qui ne connaissent pas, les gros porteurs c'est des drones sous lesquels on peut emmener pas mal de poids c'est à dire qu'on va mettre une nacelle en dessous style un ronin mais un petit peu plus fat une nacelle stabilisée et derrière on va pouvoir mettre je sais pas de la RAID ouais on va pouvoir mettre un enfant
des joueurs on peut embarquer combien alors attends en total c'est 15 kilos moins 7 de drones c'est 8 kilos qu'on peut embarquer en comptant la nacelle
ouais voilà et dessus on a mis de la RAID Helium 8K avec des bonnes optiques etc donc en fait c'est un drone qui va permettre d'avoir une grande polyvalence de choix de caméras et d'optiques et de setup différents là où l'Inspire est très plug and play, très pratique parce que très rapide dans la mise en place peut-être un peu plus simple aussi moins impressionnant mais dispose juste d'une caméra en fait pourquoi c'est important d'impressionner les gens non, non, moins impressionnant pour les gens oui voilà, après c'est sûr que c'est impressionnant ce genre de drone et Je me souviens, on reste un peu sur le sujet, mais c'est vrai qu'on avait commencé, et en 2016, lorsqu'on avait fait notre bande démo, qu'on avait autoproduit la bande démo, d'ailleurs, on avait parlé avec Stéphane Tran dans un des épisodes, le coup de s'autoproduire. Super. Guillaume, d'ailleurs, suit le podcast et je vous invite à faire la même chose, à mettre un petit like, à commenter, à suivre. La petite cloche. Oui, voilà, la petite cloche, exactement. Ça aide beaucoup. Et du coup, c'était assez flippant au début. Parce que c'est des machines qui sont assez particulières. C'est gros. Il y a des grosses batteries. Je tremble. Je confirme, je tremblais. Donc les doigts, quand ils font ça, ben non, ils ne font pas trembler. Et on avait filmé, mais tu te rappelles, les mecs, ils faisaient l'escalade sur cascade de glace. Alors déjà... Bon, déjà, on avait mal dormi. Il y a eu des terreurs nocturnes.
J'ai fait une petite terreur nocturne. J'ai un peu saccagé le lit de juriste. Est-ce qu'on devrait raconter cette histoire?
Allez, vas-y. Cette histoire... Attends, je la raconte. Attends, attends, non, non. Attends, je la raconte. Ouais, bah... On va resituer. Vas-y, vas-y. Ouais, c'est assez perçu.
J'ai des petits soucis, on va dire. Ah non. J'annonce juste ce que j'ai. Annonce le truc. Et toi, tu... Annonce, après. En gros, il se trouve que depuis que je suis petit, je fais ce qui s'appelle les terroirs nocturnes. Donc, il peut m'arriver, en pleine nuit, de crier, voire même, et c'est plutôt ça qui arrive parfois, de dur accompagné par le fait que je me lève et je sors du lit, je me mets debout mais je ne me rends pas compte de ce que je fais c'est un peu une sorte de somnambulisme mais de l'horreur, de l'enfer
là tu vas trop loin t'as un petit peu accéléré je te laisse je me replace dans le contexte c'était dans quelle région on allait tourner justement à la montagne
c'était je sais plus où à chaque fois c'est Argentière, pas loin d'Argentière je crois
bref on allait tourner avec une assaut d'escalade sur lequel on avait tourné deux shots donc c'était sur deux jours en fait on avait tourné une première journée on dormait le soir dans un gîte avec eux et puis le lendemain on tournait la grosse cascade de glace qui était d'ailleurs super chouette tu te rappelles on était allé on avait dû traîner en mode aventure on avait traîné le drone dans sa grosse caisse en mode raquette et ouais c'était assez ça fait genre aventure mais en vrai
il y avait 2,5 km j'avoue
mais il y avait ce petit côté cool Et du coup, c'était les premières fois où Guillaume, en plus, pilotait cet énorme drone. Et je me souviens que le premier jour, du coup, il y avait comme du vent et tout. Franchement, ce n'est pas évident. C'était dans une sorte de... Tu te rappelles? De valet encaissé. Une sorte de valet encaissé.
Du coup, F-Aventuri.
Ah ouais, c'était un peu flippant. En plus de ça, on avait des soucis de nacelle au début qu'on a réglés. D'ailleurs, si vous voulez acheter ce drone-là, il n'y a aucun souci de nacelle. N'hésitez pas à nous contacter pour l'acheter.
Tu veux dire, uniquement la nacelle?
Tu te rappelles, au début, on travaillait avec la nacelle qui était sous le drone, c'était le rône. Oui, exactement. Et après, on est passé sur la hacheuse de chez Grimsy qui a réglé pas mal de problèmes. Et bref, on tourne cette première journée, un peu flippant, etc. On va au gîte avec l'association d'escalade. C'était un gros chalet de ouf. C'était un gros chalet avec plusieurs chambres.
40-50 personnes et nous, on était dans une chambre.
On était une bonne quarantaine, je crois. Et nous, on était dans une chambre où il y avait deux lits, Deux lits superposés, donc voilà, avec un lit en haut, en bas, et ça, deux fois. Et donc, je me rappelle, on était à gauche de la pièce, j'ai dormi en bas du lit superposé, Guillaume a dormi en haut. Non, j'ai dormi en bas, t'as dormi en haut? Ah, excuse-moi, excuse-moi, excuse-moi. J'ai dormi en haut du lit superposé. J'aurais dû faire l'inverse. J'ai dormi en haut du lit superposé, Guillaume a dormi en bas, et dans l'autre coin de la pièce, il y avait un gars qui dormait en bas. Donc voilà, on était trois, en fait. Et je sais plus, donc on chargeait en plus, il fallait se réveiller, parce qu'il fallait charger les batteries et tout. Et bon, on était un peu stressés quand même, on était jeunes et tout. La veille de faire voler un investissement important. Exactement. Dans un endroit un peu chaud. La veille de faire voler 20 000 balles, quoi. C'était ça. Quasiment. On va se coucher. Voilà. La nuit se passe. Dans ce chalet montagnard. Et je me réveille à un moment donné. parce que... Bon allez, j'arrête de faire... Non, mais il y a un moment, en fait, je me réveille en hurlant. Et en fait, imaginez bien le lit superposé, vous voyez comment c'est foutu. Donc je suis sur le matelas d'en haut, il y a le matelas, en dessous il y a le sommier, donc avec les lattes, et puis en dessous il y a Guillaume. Et je me réveille en hurlant parce que je vois la tête d'un type à côté de moi, à gauche de moi, qui est en train de me crier dessus. Vous imaginez qu'en fait, je dors, sur le lit du haut et qui a le buste d'un homme qui dépasse, qui a traversé les trois planches du sommier, qui a traversé le matelas et qui dépasse à côté de moi en faisant
Je criais, j'avais les bras en l'air et je m'agitais. Joris, joris, il me dit qu'est-ce qu'il se passe? Alors moi, je me réveille parce que lui, il crie et du coup, moi, je me réveille mais je suis debout contre le mur avec le matelas qui me plaque contre le mur. Je ne comprends pas ce qui se passe et du coup, on se fait
le gars à côté était flippé j'étais flippé comme jamais parce que forcément tu te réveilles t'as un type à côté de toi en train de crier moi j'ai cru je sais pas ce qu'il se passait et je me suis juste posé la question comment en étant dans le lit du bas tu peux arriver à traverser parce que vous savez on peut pas tu peux pas te mettre debout en fait dans un lit super posé c'est à dire que t'es un peu plié parce que t'as pas la place donc t'as transpercé le truc il avait pété trois lattes qu'on avait remis etc
j'en ai vraiment cassé en deux une et il y en a deux autres qui étaient
cassés
mais pas
oui cassés mais pas ouais voilà donc elles étaient toutes pliées et tout et mais je savais pas que tu faisais des terreurs nocturnes c'est pour ça que ça m'a surpris et moi j'ai flippé donc j'ai fait je pense que je t'ai dit mais tu te rendais pas compte c'était horrible c'était horrible et du coup en fait moi ce que j'ai fait c'est que je suis allé sur l'autre lit donc au dessus du gars au dessus du gars qui franchement j'avais capté que le mec a pas dormi de la nuit il a pas dormi de la nuit Et moi, je ne dormais plus non plus parce qu'en fait, j'entendais Guillaume qui était en train de se rendormir. Après, il commençait à faire... Tu m'en as t'exagères. Il se remettait à moitié crié. Et quand tu es au milieu de la montagne, dans un environnement que tu ne connais pas trop, moi, je suis un peu une flippette là-dessus. Et je crois que tout le gîte avait entendu.
Oui, pas tout le gîte, mais il y en a bien. Il y a la chambre à côté, c'était une dizaine de moins.
Ah, on a entendu quand même le lendemain. Le petit déjeuner était sympa. je longeais les murs bref cette petite anecdote et d'ailleurs ça l'a refait sur d'autres tournages
ouais mais en plus léger celle-ci elle est quand même en plus light
mais t'as quand même peur que le mec se lève en pleine nuit et te saute dessus
j'ai quand même traversé un lit superposé bon ça va c'était une situation d'urgence dans ma tête il fallait que je traverse des éboulis ou une chute de neige je ne sais pas je ne m'en rappelle pas
c'était assez flippant mais petite anecdote de tournage assez sympa et je sais plus on a dérivé sur Bigfly mais c'était pour un peu introduire le fait qu'on bossait ensemble de temps en temps et tu me disais du coup que tu bossais localement et c'est la force du réseau c'est ce qu'on a dit aussi dans un épisode que tu n'as pas entendu, c'est l'épisode 3 de Sam Kanan qui va sortir très prochainement et la force du réseau c'est justement et je pense que c'est vraiment l'avantage de créer un réseau dans ta ville ou autour parce que comme tu dis on va commencer à parler de toi et on va s'échanger les bonnes recommandations les bonnes adresses entre guillemets Alors que quand t'es... Tu vois, je le vois, par exemple, moi, en étant en région parisienne, c'est beaucoup plus complexe, entre guillemets, parce qu'il y a plus de boulot, certes. Parce que souvent, des fois, on se dit, ouais, j'ai envie de bosser dans la vidéo, mais je peux pas trop là, parce que tout se passe sur Paris. Sur Paris, il se passe beaucoup de trucs, surtout au niveau de la télévision et du cinéma. Mais genre, il y a énormément de concurrence. Il y a plus de contacts qui circulent aussi. Et jouer ton réseau à la parisienne, c'est un... Tu vois, faut se montrer, faut laisser des bottes, tu vois et du coup je pense qu'en étant local comme ça surtout en région Nantaise et tout il suffit que tu sois bon et que tu fasses du bon taf ça circule bien donc tu t'estimes à combien le pourcentage de tes clients locaux quoi?
ah j'ai pas fait le calcul j'y ai pensé plusieurs fois faudrait que je le fasse mais en nombre je sais pas mais en termes de chiffre d'affaires je suis persuadé que c'est plus de 70% maintenant c'était pas le cas il y a 2-3 ans où j'allais sans arrêt à Paris en tout cas plus de la moitié c'est sûr donc ouais ça a son importance
donc t'as eu moins de boulot à Paris ou t'as décidé aussi de laisser un peu
c'est une bonne question je sais pas si ça s'est fait naturellement ou si de toute manière je privilégie tous les trucs locaux et du coup genre si je dois choisir entre un taf en local pour je sais pas quelle boîte qui va me faire faire je sais pas quoi ou la même proposition à Paris je choisis en local et du coup quand t'as trop de boulot et qu'il faut choisir entre deux choisis le local et forcément les trucs à Paris tu les travailles moins et tu te retrouves à avoir plus de trucs
en local. Guillaume tes origines pakistanaises qu'on te donne souvent est-ce qu'elles sont vérifiables? Je voulais te répondre à ça
l'histoire de Paki c'est un surnom avec des potes d'ingé on va en reparler après d'ailleurs mais bon c'est aucune origine pakistana si je devais définir mes origines je suis un fils de paysans et paysannes de la Brière de monteur de Bretagne Donc j'ai grandi à la ferme, c'est ça. Une enfance classique, enfin classique à la ferme quand même. Avec des vaches. Voilà, au contact de la nature, des vaches, de la brière qui est mon fief natal. Donc la brière, c'est un marais. C'est un marais vieux de 5000 ans, 5000-6000 ans, qui est proche de l'estuaire de la Loire, en gros à côté de Saint-Nazaire.
C'est marrant parce qu'on ne s'attendrait pas forcément à un marais local.
C'est un petit bijou, un petit trésor de faune et de flore et de paysage local. Franchement, c'est assez ouf. N'importe qui, quel touriste peut y aller, faire des balades en Chalant. Bref, il y a tout un... Et d'ailleurs, je me rends compte que c'est peut-être aussi une question émotionnelle, mais le fait de travailler en local avec des acteurs locaux, avec des entreprises locales, avec des parcs naturels locaux et d'être au contact avec le terroir de mon enfance et de là où j'ai grandi, c'est grisant. En tout cas, moi, j'ai des attaches locale importante et ça me fait vraiment quelque chose du coup je suis attaché aussi à mes clients du coup c'est pas juste je vais bosser à Paris pour un client j'ai aussi des attaches avec mes clients partout à Paris, faut pas que je dise n'importe quoi
non mais ça ramène un petit truc
en plus qui fait qu'il y a un lien voilà c'est ce petit truc en plus quand même dont du coup tu le revendiques presque comme une petite fierté de te dire que tu travailles avec des après voilà et donc voilà après donc moi je pense j'ai jamais fait de vidéo avant mes mes 20 ans il faut te dire que j'ai jamais tu sais moi j'entends sans arrêt les histoires de réalisateurs qui faisaient leurs films avec la Super 8 avec leurs potes et tout mais moi j'ai jamais vécu ça mais jamais à 5 ans tu sais ça fait ça fait toujours beau toujours stylé de dire ah moi je faisais mes petites vidéos je découpais les pellicules de Super 8 et puis on se déguisait puis on écrivait nos petits scénarios
tu sais c'est comme les chanteurs elle chantait à 5 ans depuis elle continue c'est tout le temps ça ça fait le background
et c'est très bien c'est juste que moi je n'ai pas du tout ce background là et ça arrivait tard parce que j'ai fait bon moi je ne veux pas faire mon CV mais en gros j'ai un diplôme d'ingénieur en agroalimentaire j'ai bossé un an et demi dans une bichuistrie industrielle au début c'était cool ensuite vers la fin donc c'est bac plus bac plus 5 j'ai fait un BTS d'abord il y avait une passerelle pour passer en ingé j'ai fait un bac S puis un BTS puis diplôme d'ingénieur. Rien à voir avec la vidéo? Rien à voir. J'étais très loin de tout ça, même si j'aimais beaucoup. J'étais bercé dans plein de films quand j'étais jeune, plein de choses qui m'ont influencé peut-être aujourd'hui. Mais voilà. Il n'y a pas un moment où tu t'es dit... Pas du tout. Je ne faisais même pas de photos. J'étais très loin de tout ça. Mais quand même, j'aimais beaucoup. Je faisais du dessin, par exemple. Je faisais quand même beaucoup de petits trucs artistiques. Je faisais... Je ne sais pas comment dire, mais il y a pas mal de choses que je faisais. Des petites constructions, des petits machins. J'ai toujours eu envie de créer des choses, tu vois. Donc ça, c'était quand même ancré en moi depuis longtemps. Ça ne revient pas non plus de nulle part. Et puis, il y a un moment où, du coup, je me suis mis à faire du diabolo avec un pote. C'est vraiment l'histoire un peu
particulière. Mais en même temps, on commence tous par un truc
comme ça. En tout cas, ça a commencé là. Je fais du diabolo avec un pote. Et puis, dans notre école d'ingénieurs, il y avait un... Comment dire? Il y avait tous les ans une sorte de soirée un peu plus posée où on ne se bourrait pas trop la gueule. C'est la seule soirée de l'année. Et encore, je dis ça, mais à la fin de la soirée. Dieu met un spécialiste. D'ailleurs. Et du coup, on a décidé, nous, de faire un petit film avec mon pote avec qui on faisait du Diabolo. Et puis, c'est parti de là. Donc, j'ai récupéré une caméra d'un pote, un petit truc en 720p, tu vois, un peu tout pourrave. Mais qu'est-ce?
C'était même pas de la mini-DV ou autre?
Non, c'était... On m'a prêté une sorte de mini caméscope. Ah mais non, c'était l'arrivée du numérique. Ah oui, remarque. C'était en quelle année? 2010 ou 2009-2010 environ. Fin 2009, un truc du genre. Et voilà, du coup, on a fait la petite vidéo. Bon, c'est marrant, mais c'est dur à regarder. Dix ans après, c'est chaud à regarder.
Je ne sais pas si c'est dur, parce que les toutes premières vidéos, je les regarde. Après, c'est beaucoup plus émotionnel que les vidéos qu'on va faire actuellement et je trouve qu'il y a même plus de il y a peut-être même plus de sensibilité dans ces trucs là que je sais pas il y a un côté c'est intéressant c'est intéressant ça te rappelle des souvenirs
voilà exactement et tu le regardes avec tes potes c'est cool mais mec devant un client c'est shame total ça passe pas non non pas devant un client et puis même devant enfin voilà tu le montes avec les potes avec qui tu l'as fait avec la famille c'est rigolo parce qu'en fait mais t'as peur de le montrer à quelqu'un qui pourrait éventuellement le juger
oui Alors ça, c'est clair, parce que c'est un truc que tu vas regarder toi, parce que je me souviens de toutes les vidéos sur lesquelles j'ai commencé. Ce n'est pas des trucs, déjà, un, quasi personne les ont vus. Je pense que tout le monde s'en battrait les couilles, tu vois. Et c'était... Comme toi, toi, c'était le diabolo. Moi, c'était de l'acrobatie moto, du stunt. C'est vrai, j'ai vu ça. Acrobatie scooter. Oui, j'en avais fait pas mal. Et c'est marrant de voir un peu l'évolution des choses. Mais en tout cas, ça me fait marrer, moi, de regarder ce genre de trucs. Mais c'est plus des souvenirs.
Exactement. Et bref, et du coup, après ça, j'ai commencé à faire d'autres petites vidéos avec des potes. Il y a des potes qui faisaient de la musique, je les ai accompagnés à des concerts. Je bidouillais. Vraiment, je bidouillais.
Parce que le fait d'avoir fait cette première vidéo pour la soirée, vous étiez pressionnant.
Là, en gros, c'était le début d'une passion. Et limite, le diabolo qui était un peu une petite passion, mais un truc de pote aussi, parce qu'on s'amuse ensemble. Mais je m'entraînais beaucoup tout seul. ça va revenir à ce que je vais dire après mais en gros je suis un peu un extrémiste attention parce que je vais isoler ces mots là extrémiste dans le sens je vais au fond des choses
on l'a vu récemment je t'ai pas suivi pour les jumeaux on en parlera après je sais pas si tu le coupes ou pas je sais pas à chaque fois tu dis t'es pas prêt d'être père
c'était une private joke mais ouais du coup je suis assez extrémiste je me mets sur un truc, j'y vais à fond. Ça peut même être pénible pour mon entourage. C'est pour te dire. T'investis trop. Pour moi, ce n'est pas trop, mais je peux comprendre que ça puisse être trop pour d'autres. Et du coup, ça m'a lancé un peu à fond dans la vidéo. Mais voilà, j'apprenais, je me mettais à fond. Et ce qui est ouf aujourd'hui, et on va passer au côté autodidacte, c'est qu'en fait, sur Internet, tu as une mine d'informations et tu vas droit au but. Et si tu es un peu extrémiste et si tu es au taquet et que tu passes des heures et des heures, tu peux vachement apprendre, te cultiver, résoudre tes problèmes parce que tu te rencontres tout le temps et trouver des solutions et puis aussi t'inspirer de plein de choses. C'est vraiment ouf. Il y a 20 ans, ça aurait été impossible. Je serais né 20 ans plus tôt, mais je n'aurais jamais fait tout ça.
C'est là où on se rend compte aussi de la qualité de ce qu'on peut trouver actuellement. En fait, on est noyé dans une mine d'informations, mais on n'a jamais eu autant d'informations possibles dans tous les domaines possibles et on peut se former dans tous les domaines possibles la médecine, les choses comme ça mais demain tu vas apprendre l'espagnol la compta ou j'en sais rien ou élever des bulots tu vois machin, je dis n'importe quoi tu peux trouver des infos là dessus alors qu'il y a 15-20 ans c'était impossible c'était très compliqué, ça demandait vraiment un travail de fou et du coup tu t'es formé comme ça en fait?
vraiment en mode autodidacte seul. Je bossais encore à la biscuiterie où j'étais et j'ai passé six mois au taquet et j'étais dans ma chambre. C'était vraiment ça. J'étais tous les soirs à checker les trucs, à tester, je filmais des trucs, je faisais des timelapses depuis ma fenêtre. Je testais les trucs, je sortais. D'ailleurs, ça me forçait à sortir. Je faisais un peu d'urbex à l'époque. Je ne sais pas si tu vois ce que c'est l'urbex. Je visitais des lieux. L'exploration. Oui, l'exploration de lieux dégueulasses, abandonnés. Non, non, il y a des trucs de ouf quand même à voir. Et du coup, ça me forçait à sortir et puis à tester j'ai rencontré un mec rue de la soif à Rennes la rue de la soif Jocelyn si tu nous écoutes en fait c'est vraiment une succession d'étapes tout mon parcours et du coup il me voyait en train de filmer des potes il m'a abordé, on a discuté un peu trois jours plus tard bonjour je suis producteur, je vois que tu filmes lui il organisait des événements il organisait des mariages entre autres des mariages mais surtout des mariages
ok d'accord
j'ai eu ma période et c'était 6 mois avant la fin de mon contrat dans ma boîte et puis je me suis dit je ne vais pas rechercher un autre boulot dans l'agroalimentaire je vais me laisser porter parce que lui me proposait à ce moment là mais je me doutais bien que ça n'allait pas être suffisant mais je me disais ok je me donne 6 mois à la fin de mon taf en auto-entrepreneur donc j'ai créé mon statut auto-entrepreneur pour essayer de développer cette activité et puis c'est de voir s'il y a moyen d'en vivre ou au moins d'y survivre pour moi si j'arrivais à atteindre un SMIC par mois c'était ça y est mais genre c'est bon j'ai réussi quoi
donc déjà en termes de salaire tu passes quand même d'ingénieur enfin d'un poste d'ingénieur
j'avais pas un salaire mirobolant non plus c'était le début mais oui oui tu passes en tout cas voilà mais il y a un moment où en fait c'est une question de sens aussi de ce que tu veux dans la vie et honnêtement entre gagner je sais plus combien je gagnais mais pour moi c'est déjà très bien gagner sa vie 1500 euros par mois je gagne 1500 entre gagner 1500 et puis redescendre à 1000 ou 1100 euros par mois mais si tu gagnes en confort de vie en bah juste en bonheur quoi ouais en gros la passion ton boulot qui est un peu contraint même si au début il me plaisait à la fin c'est un peu compliqué ça me plaisait moins les verres se sont
les verres se sont remplis aussi vite que t'as changé de carrière du coup
ah bah exactement tu vois c'est le au début c'était ma passion et je l'ai rempli c'est nul
les gens qui écoutent le podcast audio n'ont certainement pas compris mais en fait on est accompagné de verres d'ice tea à côté de nous
c'est de la bière à 6 degrés
on a du couper vite fait alors t'es passé d'un poste d'ingénieur donc bac plus 5 etc à la création d'une auto-entreprise c'est pas tout le monde qui ferait ça parce que c'est quand même une prise de risque aussi tant en termes de salaire qu'en termes de situation d'évolution de carrière, etc.
Ouais, mais je te dirais que dans la situation où j'étais, c'était une prise de risque peut-être un peu calculée finalement parce que en fait, je me suis donné des délais. C'est-à-dire, je me disais, ok, je teste six mois et je vois comment je peux évoluer dans ce secteur en mordant dans tous les sens. Je mordais sur tout ce que je pouvais. C'est-à-dire la moindre proposition, le moindre coup de fil. J'envoyais des mails. À l'époque, c'est le seul moment d'ailleurs de ma carrière où j'ai vraiment démarché parce que je démarche jamais aujourd'hui. Et c'est un moment où vraiment j'étais au taquet. Et au bout de six mois, franchement, c'était chaud. Je ne gagnais pas ma vie. J'avais un peu le chômage. J'avais une aide. Tu sais, en tant qu'entrepreneur, tu avais ton chômage. Oui, c'est ça. Voilà. Mais bon, ça dure... Je crois que ça durait pour moi dix ou onze mois. Et après, zéro, quoi. Donc, c'est chaud, quoi. Donc, du coup, je m'étais donné six mois. Et au bout de six mois, je me disais, je refais le point. Et je me dis, où est-ce que je vais? Au bout de six mois, c'était chaud. Mais je sentais qu'il y avait... Ça commen je trouvais ça intéressant en plus je me disais allez je me donne pas six mois je me donne un an et au pire dans un an c'est vraiment le moment où j'aurais plus aucun revenu et ben si jamais c'est vraiment la merde et ben tant pis je retourne je retourne en ingé et puis voilà enfin il y a un moment où c'est con mais voilà tu peux pas durer trois ans être j'avais pas envie d'être vraiment
dans la merde économiquement et tout quoi surtout après avoir fait cinq ans d'études enfin je veux
t'as aussi la possibilité de quoi donc c'est ça et du coup du coup bout d'un an au bout de six mois donc voilà c'était un peu chaud mais au bout d'un an c'était chaud mais c'était moins chaud quoi c'est à dire que j'avais dû passer de c'est ridicule j'ai dû passer de 3 à 400 euros par mois c'était ça au début évidemment c'était déjà quand j'avais 3 4 tournages dans le mois j'étais content et puis le reste du temps je passais aussi à me former et tout quoi et a du coup j'arrivais à des mini salaires quoi des petits salaires de 800 900 euros bout d'un an je me disais déjà c'est cool quoi je veux dire ça évolue quoi alors après il ya un moment tu peux pas non plus évoluer ça évolue pas tous les tous les six mois de fois deux tu vois mais je veux dire il y avait une évolution où tu dis bon encore quelques mois et quelques années plus je devrais arriver à quelque chose de correct qui me permettrait de vivre donc du coup j'ai continué et donc il se trouve qu'au bout de deux trois ans au bout de deux ans donc le statut entrepreneur c'était c'était plus possible possible parce qu'en termes de chiffre d'affaires, c'était limité. Tu sais, c'est limité à l'époque. En tout cas, c'était limité à 34 000 euros par an de chiffre d'affaires. J'insiste là-dessus, c'est un chiffre d'affaires.
C'est ce qui revient dans la pocket. Ça s'atteint assez vite dès que tu commences à bosser un peu normalement dans le milieu de la vidéo.
Et au bout de deux ans et demi, j'ai créé ma boîte. Ça faisait un peu nom de boîte de plomberie, mais ça s'appelait SARL Guillaume Juin. Je n'avais pas trouvé de nom et puis il fallait que je crée ma boîte, il fallait aller vite. Je me suis dit je trouver
Et puis comme quoi, tout ce qui est se prendre la tête 15 ans sur un nom, 15 ans sur une carte de visite, etc., c'est pas le souci numéro un. Enfin, je veux dire, c'est pas ça qui va vous ramener 40% de chiffre d'affaires en plus, etc. C'est ce que vous valez. Donc, tu vois, le fait de t'appeler SRL Guillaume-Jean, c'est pas super sexy, etc. Mais t'es pas non plus Coca-Cola dans la communication, dans tout ça. C'est ça. Je veux dire, c'est pas ça qui t'a empêché de faire ton chiffre d'affaires.
et d'ailleurs si j'avais d'ailleurs si j'avais en effet pendant 3 ans j'étais avec le nom SRL Guillaume Jeun ou 3 ans environ électricien j'ai rien contre les électriciens mais du coup en effet si je m'étais bloqué pour ce genre de questions superficielles je me serais retrouvé il y a un moment c'est ça il faut foncer et puis j'avais des clients derrière et puis ça commençait à marcher donc c'est cool et puis après je me suis associé avec des collègues à Paris donc Wassup c'est une bande de potes que j'ai rencontré pas longtemps avant toi d'ailleurs ça devait être en 2000 je sais plus ça devait être quelque chose comme 2013 ou 2014 un truc du genre comment tu les as rencontrés
est-ce qu'on pourra parler de la façon dont on s'est rencontrés c'est intéressant
pour la petite histoire dans le milieu eux je les ai rencontrés sur un tournage c'était c'était à Saint-Tropez un tournage il y a un gamin qui pleure derrière on l'entend pas ce trophée non je pense pas ok tu comprends je les ai rencontrés à Saint-Tropez c'était sur un tournage pour un événement de bagnole je sais plus moi je bossais pour un client il bossait pour un autre et c'était en gros un événement avec des bagnoles bon peu importe et puis ils sont venus me voir on a discuté genre un mois après je buvais un coup en terrasse une bière comme on le fait ici avec un dégât avec Dorian et puis on a continué de fil en aiguille à se voir il m'a donné du boulot je lui ai donné du boulot petit à petit, on a commencé à se donner régulièrement du boulot. Et puis, ça s'est passé comme ça. On a avancé comme ça. Puis, on est devenus potes, quoi. Enfin, voilà. En fait, c'est comme ça que ça se... Plus ou moins, c'est un peu différent, mais comme ça que ça s'est passé avec toi aussi. Et puis, eux, ils ont vachement grossi de leur côté. Ils sont retrouvés avec huit personnes. Et puis, du coup, ils marchent vachement bien. Ils font des trucs graves cools. Ils ont une équipe franchement vachement cool, assez marrante. Voilà, une équipe vachement... C'est vachement chaleureux, l'ambiance, je trouve avec les gars. Et puis plus qu'un partenariat, c'est de s'associer et du coup que je les rejoigne. Donc moi, c'est Wassup Film. Le nom du groupe, on va dire, c'est Wassup Prod. Du coup, on est basé à Nantes, à Paris et puis à Dorian qui, lui, est basé à Lausanne, même s'il est la plupart du temps à Paris. Et voilà, ça s'est passé comme ça. Et voilà où j'en suis aujourd'hui et c'est plutôt cool.
Voilà, donc finalement, une rencontre sur un tournage amène une association. L'effet papillon, mec.
l'effet papillon dans ma vie c'est franchement c'est l'effet papillon j'ai rencontré un mec avec qui on a fait du diabolo je rencontrais un mec dans un bar franchement ce mec dans le bar peut-être que je serais là aujourd'hui sans lui peut-être que j'en serais là aujourd'hui sans le mec avec qui j'ai fait du diabolo en fait je veux dire la vie c'est une question de hasard il faut juste savoir choper les opportunités au bon moment
j'ai même envie de rajouter que c'est comme une boîte de chocolat mais tu sais que nous c'est la même chose on s'est rencontré on s'est rencontré alors je crois que tu j'ai lu une annonce sur cinéast.org cinéast.org c'est un site que je vous déconseille
il y a beaucoup de caca mais après il y a des trucs cools quand même quand on débute c'est bien ça permet de se faire un réseau et de commencer à faire des trucs gratos on va dire
pour la petite histoire sorte de mailing que vous recevez avec des annonces de boulot, des annonces de trucs bénévoles court-métrage, des recherches, du matos en vente, des trucs comme ça. Et toi, tu avais posté une annonce.
Un truc que tu n'as pas dit et que je trouve assez ouf, c'est que quand même, dans les offres d'emploi pour les techniciens de la vidéo, ça peut être réel ou autre, genre en général, tu as deux, trois annonces. Et puis pour les propositions de trucs bénévoles, le truc fait quatre pages. Il y a genre 150 annonces. Et c'est beaucoup pour les courts-métrages. mais moi je trouve ça intéressant parce que ça permet c'est intéressant quand t'as rien mec il faut bien un moment commencer
ouais non je suis d'accord c'est intéressant sauf qu'il faut faire le gros tri là dedans j'avoue que je regarde plus du tout parce que c'est fini moi aussi parce que je trouve que c'est pas assez quali et que et que c'est un peu le tout venant par exemple les annonces pro c'était oui cherche pour après-demain un cadreur équipé 5D machin etc toute la journée avec son matos pour 50 euros défrayés et à un moment donné en fait ça me les brisait ce genre d'annonce oui non mais
ok mais moi je trouve que c'est bien que ce soit là c'est intéressant quand tu débutes mec tu sais même pas où regarder tout à fait et
alors aujourd'hui ça a peut-être évolué j'avoue que nous on regardait un peu ça maintenant avec les années qui passent même si on n'est pas si vieux je sais que les gens vont peut-être être plus sur sur des groupes Facebook ou des choses comme ça mais bref au final t'avais posté une annonce là dessus
ouais j'avais posté une annonce c'était quoi mon annonce?
tu cherchais pas du timelapse? non je cherchais je crois que t'étais en train de faire les prods d'éoliennes
c'était pas ça je cherchais quelqu'un peut-être pour me remplacer sur un tournage je sais plus parce que j'étais pas libre sur deux trucs en même temps mais c'était vraiment au tout début c'était la deuxième année il y a une époque où pour moi il fallait que je fasse chaque tournage et quand il y avait un entrecroisement de deux tournages en même temps alors qu'après j'avais deux semaines de libre mais c'était genre je me prenais la tête il fallait que je fasse les deux quand t'as vraiment pas le choix tu demandes à un copain à l'époque on était pas copains j'ai fait un tour sur Cinéaste j'ai posté une annonce j'ai reçu 50, 100 mails et tu reçois des trucs j'ai pas regardé mais il y a des trucs ça t'est fait marier c'est chaud et toi tu m'avais envoyé ta bande démo et en plus c'était dans le coin à l'époque t'étais à Cholette c'était pas Paname t'aurais dû rester mon gars Paname et ouais ouais et puis du coup on s'était écrit on était resté en contact et voilà quoi
et en fait on s'était écrit j'avais envoyé ma bande démo donc comme quoi on s'en bat les steaks de votre CV c'est surtout la bande démo qui va être importante je t'ai envoyé la bande démo et toi tu faisais des trucs qui étaient lourds déjà à l'époque avec des putains tu faisais beaucoup de timelapse tu faisais du timelapse qui était très stylé on a tous nos
moi j'avoue à l'époque je suis même pas un expert mais j'étais un petit un petit chaud lapin du timelapse
ouais tu t'en calais pas mal et tu les faisais bien
un peu, honnêtement, c'était peut-être un problème parce que j'en calais trop, j'en calais vraiment trop il y a un moment où, quand un client t'appelle et il te dit je veux faire un film direct dans ta tête tu penses à quel type de timelapse je veux mettre un timelapse c'était Jean-Michel timelapse
mais du coup tu m'avais répondu et plus de contact après pendant un an je crois qu'en fait ça s'était pas fait il y a eu une drama entre nous non non, juste le projet pour lequel tu cherchais ça s'était pas forcément fait, il y avait pas eu trop de retours et en fait je crois que c'était un an après où tu m'as recontacté pour justement aller tourner le montage des éoliennes
ah d'accord oui mais pour un autre j'ai fait moins 4-5 films avec ce client et donc ok ça doit être ça
et du coup j'ai calé quelques timelapse et machin etc j'étais encore un petit peu jeune tu avais fait du drone à l'époque aussi tu avais calé quelques plans de drone ah oui on avait le fantôme 2 en mode illégal en toute légalité attends à l'époque putain le fantôme c'était beau ça et de fil en aiguille donc on reste en contact on monte Bigfly etc et puis et puis voilà franchement on a investi dans du matos on a récupéré quand même pas mal de CA avec Bigfly et puis on continue aujourd'hui à bosser de temps en temps ensemble faut bien se dire moi c'est un truc que j'ai souvent mais ça part d'une annonce quoi je veux dire si j'avais pas répondu en plus je déteste ce genre de truc tu vois genre répondre ce genre de truc démarché. Je suis vraiment très mauvais là-dessus ou envoyé des mails pour. Parce que comme toi, moi, c'est plutôt les choses qui venaient à moi. Mais si je n'avais pas fait ça, en fait,
j'aurais été triste dans ma vie. Ça se trouve, je suis passé à côté de quelqu'un d'autre, encore mieux. Mais on ne le sait pas. Oui, grave. Et moi aussi,
putain, t'imagines, j'ai perdu. Donc en gros, tu as touché ta première caméra, entre guillemets, en 2010. Et c'était en qu'année?
Attends, attends, stop, stop. Est-ce qu'on peut appeler ça une caméra Le truc!
Oui, attends, en 2004, c'était la mini-DV, c'est une caméra! Oui, oui, oui. Ton premier appareil de film animé, de vidéo animé.
Oui, voilà, ça capturait 25 images à la seconde en 720p, avec une plage dynamique, je pense, de 5 stops. C'était chaud.
Oui, et bien finalement, on se prenait moins la tête à l'époque et on n'était pas en train de se branlétiser là-dessus.
Ouais, mais quand je vois la différence entre ce que je faisais à l'époque et ce que je fais aujourd'hui, je suis content de me branler.
Allez, arrête, arrête, arrête.
Avant, c'était mieux d'abord. Avant, c'était mieux, voilà. Je vois ce que je veux dire. Peut-être qu'aujourd'hui, on a des contraintes avec des clients qui font qu'on est obligé de fournir un minimum de qualité.
Non, mais bien sûr. Non, mais le confort de travailler avec une image qui n'est pas trop compressée, un bon ralenti, etc. Enfin, une caméra qui est sympa, c'est quand même... Mais c'est vrai que, par contre, des fois, je compare vraiment le avant et le après. Et d'ailleurs, je rebondis là-dessus. Donc toi, tu n'as pas du tout fait de cursus scolaire dans l'audiovisuel. Non. Autodidacte.
J'ai fait une formation de trois jours ou de deux jours, je ne sais plus, en Belgique avec Philippe Blum. Philippe? Oui, je me suis payé une petite formation. J'ai pris un trinche.
Mais Philippe qu'on a déjà vu?
Oui, Philippe qu'on a vu à New York. On a vu à New York. Est-ce qu'on a gagné le plus gros festival des drones
au monde? Catégorie architecture. Voilà, voilà. À la fin de la série, catégorie architecture. Ouais, catégorie architecture. Une des six ou sept catégories, je ne sais plus. C'est ça. Ouais, il y avait pas mal de catégories. Et non, ça, c'était cool. Ça, c'était byzantine. J'en parlais aussi la dernière fois dans un autre podcast, mais c'était genre le rendement de cette vidéo. On a tourné 12 heures. T'en as parlé, je crois, dans ton précédent podcast. Oui, voilà ça. C'est genre, enfin, c'était fou. Et c'était ultra drôle. parce que je crois que j'ai regardé c'est quand même sur Vimeo c'est 700 000 vues sur Vimeo
pas sur Youtube Vimeo et Youtube et je sais plus on l'a mis sur Facebook il y a des vues aussi mais c'est surtout Vimeo et Youtube mais oui il n'y a pas un million mais il y a genre 800 900 000 je ne sais plus non mais j'ai pas envie si ça se trouve je dis une connerie non non non mais pour une vidéo je crois qu'il y a genre 600 000 sur un côté et 100 000 de l'autre et oui en effet c'était un appel j'ai galéré à essayer d'avoir les bons contacts mais j'ai passé c'était moi
coup de fil. Tu avais commencé par des grosses et tout, Nantes et tout.
Allez vous faire voir, Nantes! Et au final, j'ai trouvé des images de cette église qui n'est pas connue, qui est à Pain-Bœuf, Sud-Loire, petite église. Alors, c'est la seule église néo-byzantine. Donc, les nouvelles versions du style byzantin, j'y connais rien en architecture, je fais genre... Et de tout le Grand Ouest. Et du coup, j'envoie un petit... Non, j'appelle d'abord l'église, mais il n'y a pas de numéro je galérais. Puis j'appelle la mairie. La mairie me dit d'envoyer un courrier. Déjà, c'est le genre de truc, ça peut un peu te freiner, mais bon, allez, on y va, juste un courrier, c'est pas grave. J'envoie le courrier, on attend quelques jours, j'ai relancé, je les appelais pour un peu bourriner, est-ce qu'on voulait pas traîner? Et là, ils nous disent, ok, c'est bon, on vous met en contact avec le... Le père Rodrigue, ou comment il s'appelait? Christophe? Non, tu confonds avec le pédophile.
Non, attends, c'est une autre histoire. Attends, j'ai qu'un pédophile, mais on en parlera On a le droit d'en parler? Je sais pas si on peut en parler. Je pense pas que... On peut s'arrêter là,
mais les gens vont vouloir savoir. Ça allait assez vite. Ils nous ont dit on vous donne les clés. Ils nous ont laissé dans l'église. On est arrivé à 9h avec les mâles et tout de matos. À midi et demi max, on était reparti. Le temps de tournage, ça a été 3 vols. 3 vols de 10 minutes.
Et pour vous situer, En fait, c'est une vidéo, ce que tout le monde n'a pas vu forcément, c'est une vidéo du coup de drone, avec le gros drone d'un mètre soixante dont on parlait, en intérieur, donc à l'intérieur de cette petite église néo-byzantine. Et ce qu'on avait fait, c'est qu'on avait balancé. Donc, on avait mis un A7S2 sur le Rhône 1. Voilà. Et au-dessus, parce que d'habitude, les nacelles sont en dessous du drone. Là, on avait mis la nacelle au-dessus, parce qu'on avait le drone qui permet de faire ça. D'ailleurs, on le met en vente. N'hésitez pas, si vous voulez. Je le rappelle. Franchement, c'est magnifique. C'était magnifique, ce genre de truc. Et c'est vrai que je l'ai re-regardé il n'y a pas longtemps. Et je me suis dit, mais c'est impossible de faire ça avec n'importe quel DJI du marché. C'est juste oublier. C'est impossible. C'est pour ça qu'on avait gagné ce truc. Et en plus de ça, du coup, l'église est très jolie. On avait balancé de la machine à fumer de ouf. On avait attendu d'avoir le petit soleil qui pète en haut. Et donc, on avait des rayons de soleil avec des températures de couleurs différentes d'un côté chaud et de l'autre côté il y avait une lumière qui rentrait parce qu'en fait c'était pas encore dans le soleil c'était encore l'ombre mais ça rentrait par les fenêtres donc t'avais du bleu du orange et c'était ouf parce que même les retours qu'on a eu de gens sur genre Vimeo ils croyaient que c'était pas vrai il y a des américains ils pensaient que c'était de la 3D il y en a certains ouais et du coup il y en a plein qui pensaient que c'était de la 3D que c'était faux et c'est marrant ils ont même analysé l
mais là les rayons ne sont pas parallèles alors en effet les photons qui viennent du soleil sont arrivés au sol à l'échelle où on est évidemment qui sont parallèles mais c'est juste que l'angle
de l'objectif
et le fait de se retrouver entre deux rayons fait que ça passe des deux côtés mais ils ne comprenaient pas ils essayaient de chercher la petite bête pour dire que c'était faux
et même eux les américains étaient allés faire des recherches avaient trouvé des articles et des photos sur cette petite église de pain bœuf perdue dans la France et sortaient les articles des recherches des machins l'historique ils disaient non non regardez et c'était trop marrant quoi et ça c'est trop cool quand il dit les américains
on dirait que genre 50 millions d'américains qui étaient en train de chercher ça sur internet t'as compris
voilà ça commentait en anglais voilà tout simplement
c'était ouais c'était quoi bref en termes de rendement c'est clair ça c'est genre de vidéo il y en a d'autres sur lesquels on s'est cassé bien plus le cul et pour le coup c'était le résultat en termes de de retour et même ouais non mais en fait ça dépend du sujet pas de la chance aussi parce que suffisait franchement si on avait des nuages non c'était pas du tout la même chose ça aurait été glauque même ça aurait été glauque c'est clair
on a retourné après dans une église pour un clip alors c'est pas dans celle on a tourné ce n'est pas dans celle on a tourné dans on a tourné dans une église à Rennes pour un clip oui avec le gros porteur encore et une raie d'hélium ouais et on a tourné à Cholet dans l'église du Sacré-Cœur on est devenus un peu
du tournage dans les églises. On en a fait tellement. Si vous avez une église dans votre ville, n'hésitez surtout pas, nous sommes spécialisés là-dedans. Voilà, j'ai des projets cools. Et puis en plus de ça, c'est pas juste, on va faire des mariages. Ah oui, je ne l'ai pas expliqué, mais à une époque, j'ai fait des mariages, ça a duré, on va dire, deux ans. Aujourd'hui, c'est... Non mais je refuse. Ça m'arrive encore de temps en temps. C'est comme des reliquats d'une époque révolue, de recevoir
des demandes. Attention, on n'a rien contre les mariages. Pas du tout. j'en ai fait une fois pour dépanner quelqu'un et je respecte ceux qui le font ceux qui le font bien encore une fois parce que voilà mais c'est du boulot
c'est du boulot de fou et c'est du boulot au delà du boulot exactement t'as tout dit c'est stressant c'est angoissant parce que t'es là pour un jour important pour tes mariés pour tes clients mariés et il faut il faut se sortir les doigts parce que surtout qu'en général les budgets tu peux pas avoir une équipe de 4 personnes donc il faut réussir à choper chaque instant et c'est pas une fiction Le mec, tu rates la bague ou tu rates le oui ou je ne sais quoi. Tu l'as raté, tu l'as raté. Après, il faut leur expliquer. Tu ne leur dis pas. Pendant le mariage, j'ai raté. J'étais aux toilettes. Quand ils te demandent, tu as bien eu la bague. Tu leur fais comme ça. Mais ça m'est arrivé de rater. La carte SD a disparu. Ils comprennent. Ce qui compte, c'est d'avoir capté l'émotion de tout le reste du mariage. Il y a des moments importants, mais après, il y a aussi toutes les belles images que tu fais. Mais c'est sur 15, 20 mariages, c'est obligé qu'il y a un ou deux trucs que tu vas forcément rater quand tu es tout seul et que tu dois courir. Réussir à choper la sortie de l'église de derrière, mais aussi de devant, c'est ce que j'essayais de faire. Je courais, je me servais de certains invités que les mariés m'avaient recommandés. Je leur laissais du matos pour passer de gimbal à l'intérieur à trépied à l'extérieur qui était déjà à peu près placé. j'arrivais. En fait, je me déplaçais juste avec ma caméra, que je changeais. Et du coup, d'ailleurs, on n'en a pas parlé, mais c'est hyper intéressant. Le mariage m'a permis de développer une efficacité et je pourrais même ramener ça à mon école d'ingénieur et à ce que j'ai appris. Je faisais, en fait, mon travail, c'était d'optimiser les lignes de production. C'est-à-dire faire en sorte qu'une ligne qui produit tant de tonnes à la journée produise tant de tonnes plus 5 ou 6 %, par exemple. Ou une ligne qui produit tant de tonnes, mais perd 3% de matière, ou 10 ou 20%, des fois c'était plus, et de moins de perte matière. Du coup, tu réfléchis à comment optimiser ça pour que tout soit plus fluide et qu'il y ait moins de galère. Et du coup, finalement, tous ces raisonnements et cette manière d'appréhender, finalement c'est même appréhender le monde, même dans ta vie, tu te retrouves à optimiser plein de choses à la fin. Et bien, tu te retrouves à l'appliquer à la vidéo et le problème parce que plus tu optimises plus t'as envie d'aller plus loin et à un moment c'est une sorte de course à tout ce que je peux faire, c'est-à-dire que tu te retrouves tout seul à faire le travail d'une équipe de deux voire trois personnes et c'est là où ça devient vraiment stressant quoi, mais du coup finalement c'est ce qui m'a permis d'évoluer aussi pas mal et c'est ce que mes clients aiment beaucoup et ça c'est un truc que je me rends compte, quand des clients m'appellent et veulent une vidéo mais me disent on n'a pas de gros budget mais ça c'est un truc qui m'arrive vraiment souvent parce qu'ils savent que même avec un budget relativement réduit, après, ce n'est pas avec 200 balles, mais avec un budget relativement réduit, j'arriverai à produire quelque chose en tout cas qui sera correct. Évidemment, pour résumer, faire des mariages, en tout cas, quand on débute, c'est quand même vachement formateur. Ça permet de se mettre un peu au taquet et de réussir à faire des grandes choses avec peu de moyens. En fait, c'est un peu ça. C'est-à-dire que tu... Ça force la polyvalence. Ça te pousse un peu. Moi, je me suis retrouvé deux, trois fois sur des tournages d'événements avec des mecs ou des filles, d'ailleurs, mais surtout des mecs qui venaient de la fiction. Et je me suis retrouvé à... Moi, j'avais déjà fait le tour pendant une heure à faire des plans. Lui était encore en train de nettoyer ses filtrendés.
Alors ça, je te rejoins complètement parce qu'en fait, surtout sur... Je suis désolé, c'est pas méchant. Et on en reparlera, je pense, sur l'épisode prochain. genre ceux qui sont autodidactes versus les études de cinéma. Mais moi, perso, j'ai fait des études dans le ciné. Et surtout sur les mecs qui sortent d'école, des fois, effectivement, il n'y a pas la polyvalence. Surtout quand tu es défini dans un corps de métier, c'est très bien. Ça veut dire que tu peux aller faire des tournages et tes seconds assistants, je ne sais pas, cam ou autres, ou tes électros ou j'en sais rien. Mais du coup, en fait, ils sont vraiment très spécialisés. Ça veut dire que toi, tu auras eu le temps de faire ci, ça, ça, parce que tu arrives à une vision des choses globale, tant sur le montage qu'en fait, c'est ça aussi. C'est l'aréal, que la prise de vue, que le montage.
Et puis la production, la gestion du budget.
Tu n'es peut-être pas extrêmement bon. Personne ne peut être bon sur tous ces domaines-là, mais d'avoir une vision des choses globale, toi, tu es déjà parti parce que tu sais qu'il faut que j'y aille maintenant parce qu'après, de toute façon, il va y avoir le coucher de soleil. Donc, je vais faire ça parce qu'après... Et pendant que l'autre, effectivement, il est encore en train de nettoyer ses optiques en mode... Alors attends, qu'est-ce que je peux faire? Ça va faire la représentation. Non, mais après, c'est normal. On généralise et puis c'est pas tout le monde comme ça.
Et puis, il ne faut pas faire l'apologie du... C'est bien de courir partout.
Ouais, tout seul. Ce n'est pas le cas. Ce n'est pas du tout le cas parce que travailler en équipe et chacun dans son domaine a sa spécialité, c'est le Graal. C'est la chose la plus optimale. Mais en tout cas, je pense que même si tu es dans ce cas-là, par exemple, d'être un réel ou d'être un chef-op très spécialisé sur quelque chose, dans ton corps de métier, je pense que c'est super bien d'avoir été aussi polyvalent que ça avant parce que tu as une vision des choses bien plus intéressante à tous les niveaux. Et on se doit d'être un minimum polyvalent, surtout aujourd'hui. C'est clair.
Surtout quand tu as un client qui t'appelle et qui a besoin d'une vidéo, si tu ne sais faire que du cadre ou j'en sais rien. D'ailleurs, c'est un truc...
Ça te limite aussi en termes de business quand tu veux être un D?
Si tu ne sais faire qu'une seule chose. Ouais, après, honnêtement, si t'es producteur... Enfin, je veux dire, un client, on appelle rarement un mec qui fait que du montage. Le monteur dépendra souvent de boîtes de prod. Oui, bien sûr. Pas même tout le temps. Et moi, du coup, dès le début, j'ai voulu toucher un peu à tout. Et c'est ça qui a fait que, du coup, quand on m'appelle, on cherche en tant que producteur, réel, voire même la totale, tu vois.
Tu es une boîte de prod et après, tu gérais le moyen.
Après, j'aime bien bosser en équipe. Bosser tout seul, ce n'est pas non plus... C'est chiant. C'est vrai que je fais souvent venir. Attends, je ne peux pas tenir la caméra, faire le son en même temps, et puis gérer la lumière, et puis ceci, et puis cela.
Non, mais c'est clair.
Donc, ça dépend des tournages. Des fois, je suis seul. Je t'avais entendu en parler la dernière fois. Des fois, tu es seul, et puis c'est comme ça. Et puis, il faut répondre aux besoins d'un client. Et puis, parfois, il n'y a pas toujours besoin de 40 personnes. Et puis, il y a des fois, c'est une équipe de 4 plus de 10, où j'étais réel. Et bah ouais, en fait, il y a une inertie. Exactement. Qui est normale, mais qui moi m'angoissait. C'est-à-dire que tu veux bouger un trépied, tu veux bouger la caméra de 3 mètres pour faire un deuxième plan avec un plus serré. Mais sans mentir, je te jure, c'est incroyable. Mais il y avait une demi-heure d'attente pour bouger la cam. Mais alors que la scène, tout était C'est juste que du coup, il a déplacé, mais il bougeait la lumière d'un millimètre. C'est normal et c'est bien. Mais je me demande même parfois... C'est normal.
Est-ce que des fois, c'est pas too much? Parce que j'ai fait des trucs aussi où moi, je suis un peu comme toi, je pense que j'ai besoin de bam, bam, bam, on y va. Arrêtons. Et des fois, c'est...
C'est pas tout le temps. En fait, ça dépend des temps que tu fais. En effet, quand tu fais ça pour un film corpo ou autre, pour moi, c'est too much. Et c'était un peu le cas sur ce qui m'est arrivé, au moins sur deux tournages. Et parfois, c'est normal aussi de prendre du temps pour des détails. Et il faut. Et d'ailleurs, c'est important parce que le diable se cache dans les détails.
Non, mais il faut. Et puis, comment dire? En plus de ça, c'est vrai que je trouve que plus on est nombreux, plus c'est compliqué. Et quand tu es vraiment nombreux, il te faut vraiment un bon premier assistant réel, celui qui va faire le tampon entre la technique et l'artistique, et qui booste tout le monde, parce que lui, le premier assistant réel, il a vraiment le rôle du connard entre une meille. Dans dix minutes, t'en as pour combien de temps, Francky, là, pour la lumière? Dix minutes, maintenant, là, c'est fini. Allez, Antoine.
C'est aussi le mec de la prod. Souvent, sur les petits tournages, ils tumulent les casquettes, parce que du coup, t'es que 5-6 personnes.
Mais le truc, c'est qu'en fait, des fois, justement, et c'était pas des critiques, parce que je pense qu'il faut faire ce dans quoi t'es le plus à l'aise et que tu kiffes tu vois quand on parlait de la spécialisation ou justement d'être polyvalent mais c'est juste que d'avoir une vision poil plus large des fois tu comprends que finalement même si toi t'as envie de faire un truc super et que c'est trop cool etc en fait tu peux pas te le permettre et moi souvent alors c'est un peu dans un domaine différent mais j'ai tourné dans des équipes où des fois ils se font chier genre comme ça bon là les gens qui sont en audio ne voient pas mais genre je suis à 100% d'emmerdement de tournage, ok? Pour un résultat qui est à peu près ici, tu vois. 50%. Alors que toi, tu peux trouver des façons de faire la même chose, avoir la même intention, etc., qui t'emmerde beaucoup moins. Tu vas t'emmerder à 70% pour avoir genre 48% du... Tu vois, le quasi-même résultat. Et le fédéral, c'est celui qui a inventé la roue. Et que des fois, c'est pas parce qu'en fait... Tu vois, genre les trucs de prod, on s'éloigne de ouf et puis on va se recentrer mais tu sais ah on le tourne comme ça on va faire un montage ah et puis on va faire aussi une version comme ça on le tourne au montage et puis tu te retrouves en fait à tourner pendant 9 heures d'affilée à l'arrache alors que tu sais très bien parce que toi tu fais aussi des films mais cette fois-ci t'as été embauché en cadreur tu vois mais toi aussi tu fais des films alors tu sais ce que tu vois tu sais de quoi tu parles et tu sais qu'ils vont jamais utiliser tout ça et tu tournes 5-6 fois plus que nécessaire et tout le monde en a marre et ça te saoule et après moi
je suis d'accord avec toi mais j'ai envie de te dire que parfois ça fait partie du métier et que si tu râles trop après tu peux le faire comprendre je le dis pas je les emmerde voilà c'est tout ça m'est arrivé plein de fois aussi mais il y a un moment où c'est parti du métier il faut essayer de tu ravales ta série et puis tu fais le boulot et puis tu je suis d'accord mais le problème c'est que ça fait partie aussi de la relation client de faire même quelque chose qui toi te semble un peu bizarre et ça m'est arrivé parfois ça m'est arrivé parfois même au moins je saurais pas te dire combien de fois mais ça m'est arrivé que le client me dise des choses franchement il faut avoir de l'humilité parfois parce que tu te retrouves à te dire mais pourquoi on fait ça et derrière en post-prod c'est pas que tu comprends l'utilité mais en fait lui il a une attente que toi t'avais pas forcément calculée et toi tu ne voyais pas le truc parce que c'est pas forcément beau sauf que bah évidemment pour lui et sa cible et ses clients à lui faut pas oublier que ton client il a des clients et qu'il faut qu'il vende quelque chose et c'est pas juste tu fais une vidéo pour toi c'est une vidéo pour lui et du coup tu te retrouves à devoir quand tu comprends pourquoi il t'a demandé de faire ça là du coup t'es en mode humilité tu te dis bah ouais ok du coup je serais peut-être un peu plus humble par la suite
carrément je suis d'accord avec toi c'est vrai qu'il y a des fois où ça fait chier c'est comme quand tu fais un montage et que t'as passé le temps et puis quand on te dit ouais c'est cool mais ça ça ça tu changes c'est trop cool c'est relou et qu'en fait il y a que ton ego qui parle entre guillemets parce que tu sais que ce plan là tu t'es fait chier à le faire au tournage donc tu voulais absolument le caler alors qu'en fait dans le propos ça marche pas forcément mais tu t'es fait tellement chier à le faire que le mec finit de vie et son iced tea tu t'es fait tellement chier à faire plan que tu dois le caler alors que pas forcément et des fois c'est, il faut de l'humilité pour dire bon allez, je mets vraiment le temps que j'ai passé, mes emmerdements etc machin de côté pour me dire ok qu'est-ce qui est le mieux pour le film et qu'est-ce qui est le mieux pour mon client parce que c'est vrai que des fois t'as un avis qui est tranché, faut pas être trop auto-centré en fait, faut arriver aussi à avoir cette ouverture d'esprit ce qui est pas toujours facile surtout quand t'es fatigué, quand t'as tourné 8-10 heures, que t'es claqué etc, d'arriver à encore entendre des choses un petit peu qui vont à l'encontre De ton avis, mais je ne sais plus pourquoi on a commencé à parler ça, parce qu'on parlait de faire des tournages un peu délire, style comme ce qu'on s'était fait, ce qu'on s'était autoproduit récemment. Enfin, récemment. Il y a deux ans. Il y a cinq ans.
Il y a cinq ans, tu parles de... On est reparti quand même en Suisse il y a un an et demi. C'était vraiment en mode, on se fait quelques petites vidéos pour actualiser un petit peu et puis pour le délire, mais c'était cool.
Et ça, je pense que c'est un truc à faire de temps en temps. mais comme tu dis toi là maintenant t'es archi chargé et puis on est tous c'est compliqué d'arriver à mêler un peu moins maintenant le Covid est passé par là ouais alors le Covid c'est encore un autre c'est clair mais on s'était dit on va partir quelque part pour faire des vidéos un petit peu la Bigfly et on a choisi la Suisse et on s'est fait des bonnes randonnées j'étais pas un truc que ce qui fait faire t'étais pas un marcheur toi je suis pas un marcheur bon après j'ai fait de la marche mais ouais non c'est vrai que c'était intéressant parce que du coup ça me permettait d'allier le côté pro parce que tu vas sortir une vidéo le côté fun parce que tu vas tourner une vidéo le côté un peu vacances enfin voilà des compressions mais c'est des trucs à faire
c'est des trucs à faire mais il faut pas ça ne peut pas prendre 90% de ton temps sinon tu crames et puis c'est tout c'est ça non mais c'est ça et ouais
tu veux faire 4-5 jours 3-4 jours allez 2 jours 1 jour
3-4 heures en fait je trouve juste pour la Suisse c'était grave cool et c'était super joli et tout moi je dis juste qu'il aurait peut-être manqué un sujet tu vois quand on avait fait nos premières vidéos on avait des sujets précis et tu vois si on devait refaire un truc et moi je suis toujours chaud je trouve que ce serait mieux plus sympa et potentiellement plus intéressant aussi pour les gens d'avoir un truc avec un sujet une histoire à raconter au-delà juste des belles images
la Suisse c'était surtout visage, on s'est baladé, on a fait quelques images sympas. Après, de mon côté, j'ai tourné un petit vlog, on a tourné un truc pour DJI aussi, parce qu'on est... Oui, c'est vrai. Alors, est-ce qu'on l'est encore? Je ne sais pas.
Je ne sais plus. Non, mais c'est renouvelable tous les ans. On l'a été pendant 3 ans, 4 ans, je ne sais plus. Je ne sais pas si c'est encore
renouvelé, d'ailleurs. Très bizarre, DJI. Mais en tout cas, on a été partenaire...
Nino, si tu l'écoutes.
On a été partenaire DJI en 2017. ça n'amène pas non plus la gloire non mais en tout cas bon truc à faire de temps en temps arriver à sortir un peu la tête du guidon et de se dire ok parce que des fois on peut même perdre un peu la passion entre guillemets et de se dire ok qu'est-ce que je peux faire pour me triper qui va peut-être même me servir après dans mon boulot et puis comme ça d'arriver à mêler plaisir et travail aller dans une destination ce que je te propose Guillaume là, on a explosé, je pense, le compteur de temps. On a explosé le compteur de temps. Tu feras trois épisodes. Non, même pas. Ce que je te propose, c'est qu'on se retrouve dans un prochain épisode. Le mec a... Au revoir. Si vous êtes arrivé jusqu'à là, n'hésitez pas à nous le dire dans les commentaires. N'hésitez pas à commenter, liker, partager, subscribe, peu importe la plateforme sur laquelle vous êtes. Allez voir le travail de Guillaume. On se dit à très vite dans un prochain épisode. Allez, ciao!